L’enracinement de la Collectivité régionale dans le développement du cyclisme

C’est un évènement majeur qui a clairement gagné sa place dans le calendrier sportif de l’année. En 20 ans, le Tour a changé de physionomie. Au gré des changements de notre société. Il a gagné en ampleur et en qualité. D’abord circonscrit au littoral, le Tour s’est progressivement invité dans toutes les communes de Guyane accessibles par la route. Saint-Georges de l’Oyapock est sa dernière conquête. Le Tour emprunte depuis quelques années la longue portion de route réalisé par la Région à partir de Régina. Les coureurs invités, les cyclistes et le public guyanais en ont fait le lieu d’un spectacle exaltant où les prises de performance et le suspens sont à chaque fois la règle. Avec la mise en service prochaine de la route du fleuve voulue par la Région entre Saint-Laurent du Maroni et Apatou, permettra l’ouverture du Tour vers l’ouest guyanais et promet de rehausser encore plus l’intensité pour cette grande compétition.

Si l’édition 2009 marque les 20 ans du Tour, elle a également pour nous une valeur particulière puisque pour la 10ème année consécutive la Région sponsorise le maillot jaune de leader. Cette nouvelle édition consacre ainsi l’enracinement de la Collectivité dans le développement du cyclisme dans notre pays et consolide notre partenariat avec le comité de cyclisme de la Guyane pour les dix prochaines années à venir par la signature d’une nouvelle convention. A bien en juger, ce partenariat fort et renouvelé restera dans l’histoire du Tour le vecteur qui a permis de le faire passer pratiquement du domaine privé au domaine public. Aujourd’hui, le Tour est une manifestation populaire qui fait partie du patrimoine collectif de la Guyane.

Rendez-vous sportif incontournable qui a su s’adapter aux changements de notre temps, le tour est un bon indice du développement que notre société a engrangé ces dernières années. On est loin des moyens rudimentaires des premiers moments. Les vieilles chambres à air ont été remplacées par des boyaux et des roues anticulaires. Les vélos forgés en acier ont laissé la place à des matériaux plus légers comme la fibre de carbone. Les casques conçus simplement pour protéger se sont de la même façon transformés en casques profilés. L’intérêt n’étant plus seulement de participer mais de gagner. Les oreillettes et l’informatique se sont immiscées dans la course. Basées sur le même modèle, les techniques de course se sont elles-mêmes perfectionnées. Le Tour de Guyane a vécu. Il est bien le miroir d’une société qui s’applique à maîtriser et à tirer partie des mutations et du progrès des temps modernes par le financement par la Région Guyane de la photo finish en 2008.

Je suis certain que cette 20ème édition sera riche en performance et que les supporters sauront apprécier à leur juste valeur les efforts de l’ensemble des cyclistes, des bénévoles. Bon tour à tous.
Vive le cyclisme. Vive la Guyane.

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