Asile et immigration : garantir en Guyane le droit d’asile des personnes en besoin de protection manifeste

Ce mardi 28 janvier, j’ai pris part à la réunion organisée à l’initiative de l’Association des musulmans de Guyane en partenariat avec la ville de Cayenne sur la situation actuelle des demandeurs d’asile venus du Proche Orient. 

Effectivement, la Guyane enregistre depuis plusieurs mois une recrudescence des demandes d’asile de personnes originaire de Syrie et de Palestine. Il y a quelques jours seulement, ce sont près de 70 hommes, femmes et enfants d’origine syrienne qui se sont installés dans le dénuement le plus total sur la place Auguste Horth de Cayenne. En cours de procédure, ces familles qui bénéficieront selon toute vraisemblance du statut de réfugié politique subissent directement les conditions d’accueil délétères réservées aux demandeurs d’asile à Cayenne.

En réaction et dans le prolongement des débats relatifs à la loi asile et immigration votée en 2018, j’ai souhaité alerter le Ministre de l’Intérieur sur la situation actuelle en Guyane.

Si la procédure adaptée d’examen des demandes doit permettre de traiter plus rapidement les demandes illégitimes, elle ne doit en aucun cas altérer l’exercice du droit d’asile des personnes en besoin de protection réelle.

Aussi, ai-je demandé à Christophe CASTANER de me communiquer les résultats constatés de l’expérimentation en cours sur le traitement de la demande d’asile injustifiée. Enfin et surtout, je demande au gouvernement les mesures envisagées pour préserver et garantir, en Guyane, l’accueil et le droit d’asile des demandeurs en besoin manifeste de protection, notamment en ce qui concerne les conditions d’hébergement

Courrier_Christophe Castaner- conditions d'accueil des demandeurs d'asile

Congrès des élus : un appel solennel à la raison

Mardi 14 novembre, les élus de Guyane étaient réunis en Congrès, pour débattre sur le projet de société issu des travaux de la commission ad hoc et l’avenir statutaire de la Guyane.

A cette occasion, j’ai défendu une prise de position claire du Congrès pour fixer le cap d’une autonomie politique et administrative accrue.

Cependant, considérant les améliorations à apporter sur le Projet Guyane, j’ai appelé à la raison pour prendre le temps de finaliser un projet à la hauteur de l’évolution statutaire que nous souhaitons tous pour le pays Guyane.

Le Congrès a finalement adopté à l’unanimité une résolution proposant :
– que la CTG saisisse le gouvernement pour un statut « sui generis » sur la base du Projet Guyane amendé;
– la mise en place d’un groupe de travail assisté par une assistance à maitrise d’ouvrage pour accompagner la nouvelle commission;
– un Congrès exceptionnel avant la fin du premier semestre 2020 ainsi qu’un état des lieux en assemblée tous les deux mois pour montrer l’avancement des travaux