Hommage à Jean-Michel MARTIAL

C’est avec beaucoup de tristesse que j’ai appris le décès de Jean-Michel MARTIAL, Président du CREFOM et immense comédien, des suites d’une longue maladie.

Le charisme et la sympathie naturelle de Jean-Michel MARTIAL, sa voix apaisante reconnaissable au premier mot, nous manqueront désormais.

Ultramarin dans sa chair, Jean-Michel MARTIAL est né à Madagascar d’une famille guadeloupéenne. Avant de devenir un comédien accompli, il fut lycéen en Guyane où il fit son service militaire avant de devenir dentiste à Kourou.

Il était un grand artiste, dont le talent se déclinait sous toutes ses formes pour le plus grand plaisir de chacun d’entre nous. Comédien, metteur en scène et conteur remarquable, il avait su, depuis L’homme sur les quais de Raoul Peck présenté en sélection officielle à Cannes en 1993 jusqu’à la pièce de théâtre Emond d’Alexis Michalik, s’attirer et garder ce qu’il y a de plus cher pour un artiste, l’affection de ses pairs et du grand public.

Jean-Michel Martial est également le fondateur de la compagnie « L’Autre Souffle » en 1997 avec laquelle il mettra en scène des pièces comme Liens de sang ou Martin Luther King Jr – La force d’Aimer.

C’est par amour pour les outre-mer qu’il avait pris en septembre 2016 la Présidence du Conseil représentatif des Français d’outre-mer avec la volonté tenace d’être le porte voix de nos concitoyens.

Je transmets à sa famille, ses proches et ses amis, mes plus sincères condoléances.

 

Interview au Figaro sur le trafic de stupéfiants lié aux mules

Suite à mon appel lancé au gouvernement sur le trafic de stupéfiants lié aux mules provenant de Guyane, j’ai répondu au journal, Le Figaro, sur l’ampleur du phénomène des deux côtés de l’Atlantique.
Ce trafic est un fléau, pas une fatalité ! Mais il nous faut aller plus loin dans les moyens de prévention, de dissuasion et de répression.

 

Le Figaro - Trafic de cocaïne - alerte rouge sur la Guyane et Orly

Consultation sur la représentation et la visibilité des outre-mer dans l’audiovisuel public

Dans le cadre de la réforme de l’audiovisuel public, le Premier ministre et la ministre de la culture ont annoncé le 19 juillet la fin, d’ici à 2020, de la diffusion de la chaîne France Ô, dont la mission serait reprise par un nouveau portail numérique en ligne dédié aux outre-mer.

Dans ce contexte, la Délégation sénatoriale aux outre-mer a décidé de mener une étude sur la représentation et la visibilité des outre-mer dans l’audiovisuel public national et a désigné M. Maurice Antiste (Martinique) et Mme Jocelyne Guidez (Essonne) rapporteurs.

Elle souhaite recueillir vos avis sur cette question. Aussi, je vous invite à répondre au questionnaire en ligne.

Cliquez-ci pour accéder à l’enquête.

 

Etats généraux : quel statut pour quelle autonomie ?

Dans le cadre des Etats Généraux, l’hôtel territorial accueille jeudi 5 avril 2018 une journée consacrée à la question statutaire.

« Quelle évolution de la constitution pour quelle autonomie ? »

Retenu au Sénat dans le cadre de mes travaux parlementaires, je regrette de ne pas pouvoir participer à ces travaux essentiels pour l’avenir de notre territoire.

Je me réjouis néanmoins que nos concitoyens s’emparent de cette question. Après des décennies de lutte, il est temps que la Guyane prenne en main son destin et décide clairement et en responsabilité des compétences qu’elle souhaite exercer.

J’aurais l’occasion de m’exprimer sur le sujet lors du prochain Congrès.

Ma question écrite sur la situation du contrôle aérien en Guyane

Alerté par les opérateurs du secteur aérien en Guyane, j’ai interpellé le Ministère de la transition écologique et solidaire, chargé des transports, sur la situation du contrôle aérien en Guyane.

Retrouvez le détail de la question ci-dessous :

Antoine Karam - Question écrite sur le contrôle aérien en Guyane

Tribune d’Antoine Karam « Pour que la Guyane décolle » publiée dans la revue Le Trombinoscope

Au lendemain de la signature de l’Accord de Guyane, la revue Le Trombinoscope m’a sollicité pour réagir dans une tribune publiée ce vendredi intitulée « Pour que la Guyane décolle ».

Retrouvez l’intégralité de la revue en cliquant ici.

« Pour que la Guyane décolle »

« Comment pouvons-nous continuer à lancer des fusées sur fond de bidonvilles ? »

Ces mots, prononcés par François Mitterrand en 1985 résonnent, 30 ans plus tard, comme un constat d’échec collectif.

Au fil des décennies, le contraste persistant entre la vitrine européenne du centre spatial, fleuron de la technologie, et les conditions de vie honteuses d’une partie des guyanais est devenu insupportable.

En Guyane, 25% des familles vivent en dessous du seuil de pauvreté, 30% des habitants n’ont pas accès à l’électricité et 15% à l’eau potable. De plus, le chômage y touche 22% de la population et près de la moitié des jeunes.

Ces chiffres accablants ne sont que les révélateurs d’une société asphyxiée dans tous les domaines. Territoire le plus criminogène de France miné par les phénomènes de « mules » et de l’orpaillage illégal, la sécurité y est préoccupante mais les difficultés touchent également à la santé, au logement, à l’éducation et à la formation, au foncier ainsi qu’au développement économique.

Cet état d’urgence généralisé est d’autant plus pressant que la Guyane enregistre par ailleurs une forte démographie et une immigration soutenue. De 250 000 officiellement à ce jour, nous serons près de 500 000 habitants en 2030.

La crise sociale qui secoue la Guyane depuis mi-mars est historique. De conflits initialement sectoriels, le mouvement s’est transformé, le 28 mars 2017, en une mobilisation populaire de grande ampleur réunissant toutes les composantes de la société guyanaise : syndicats, collectifs, socioprofessionnels, élus et citoyens.

Les manifestants, scandant tous en cœur « La fusée décolle mais la Guyane reste au sol », ont ainsi voulu faire savoir à l’Etat mais aussi à toute la France, qu’il ne peut y avoir sur un même territoire, opulence et puissance d’un côté, et sentiment d’abandon et de soumission de l’autre.

La crise actuelle n’est que la résultante d’un manque de considération de l’Etat à l’égard de la Guyane depuis 50 ans.

Parlementaires et élus, nous n’avons eu de cesse d’alerter les gouvernements successifs sur l’urgence de la situation. A l’instar des évènements de 2008, je ne peux que regretter qu’il faille attendre une mobilisation de la rue pour que l’on se penche sérieusement sur nos réalités, aussi bien dans les ministères et que dans les médias nationaux. Dans cette crise, la démocratie directe a pris le dessus sur la démocratie représentative, car trop longtemps, l’Etat a refusé d’écouter notre détresse.

Aujourd’hui, le pacte d’avenir annoncé par François Hollande en décembre 2013 est devenu un pacte d’urgence.

La priorité est de construire les infrastructures scolaires, sanitaires, routières ou encore judiciaires. Cependant, nous devons aussi libérer nos énergies, lever les freins qui empêchent la Guyane de valoriser ses ressources naturelles (bois, biodiversité, ressources halieutiques, minières et pétrolières) et développer ainsi une activité économique alternative au spatial.

Je considère que les engagements pris par ce gouvernement, aussi bien sur le plan d’urgence d’1,1 milliard d’euros que sur les mesures supplémentaires formulées par les élus et le Collectif, sont marqués d’un sceau indélébile. Il est indispensable que le prochain exécutif garantisse ces acquis et aille même au-delà, la crédibilité de l’action de l’Etat en dépend.

Je veux le dire, la Guyane ne quémande rien, elle exige l’égalité promise par la Constitution française.

 

« Electric Days » : la Guyane à l’honneur

Mardi 24 janvier 2017, le groupe EDF organisait à la Grande Halle de la Villette de Paris l’événement « Electric Days », afin de débattre sur l’innovation au service de la transition énergétique. 

Je me suis rendu à cet événement aux côtés d’une large délégation guyanaise afin d’échanger avec toutes les parties prenantes sur la problématique énergétique en Guyane.

Si la Guyane doit sans nul doute avoir un programme ambitieux pour atteindre une autonomie énergétique propre, elle doit avant toute chose assurer les besoins électriques du territoires.