Débat : Faire des études de médecine un moyen d’action contre la désertification médicale

Un débat sur les perspectives pour les études de médecine

Ce jeudi 5 avril, à la demande du groupe Rassemblement Démocratique et Social Européen (RDSE), le Sénat a débattu sur le thème « Quelles perspectives pour les études de médecine ? »

J’ai profité de cette occasion pour interroger la Ministre des Solidarités et de la Santé sur la manière dont le gouvernement entend lutter par les études de médecine contre la désertification médicale outre-mer et en Guyane en particulier.

Faire des études de médecine un moyen d’action contre la désertification médicale en Guyane

Aujourd’hui, seule la première année de médecine est dispensée au sein de l’Université de Guyane pour un numerus clausus extrêmement restreint.  des efforts sont faits pour améliorer l’attractivité de la Guyane pour les médecins, je favorable à ce que nous développions nos structures hospitalières et universitaires de manière à former davantage de professionnels de santé voués à exercer sur notre territoire.

Ci-dessous ma question à Agnès BUZYN, Ministre des Solidarités et de la Santé

Adoption d’une proposition de loi sur la tarification sociale de l’eau

Mercredi 4 avril, le Sénat a adopté une proposition de loi visant à proroger l’expérimentation sur la tarification sociale de l’eau.

4 collectivités guyanaises engagées

Pour rappel, 4 collectivités guyanaises se sont engagées (CACL, Grand-Santi, Maripasoula et Saint-Georges de l’Oyapock) dans cette expérimentation votée en 2013.

J’ai rappelé le défi que représente l’accès à l’eau potable dans nos outre-mer en général et en Guyane en particulier où 15% de nos concitoyens n’y ont pas accès.

Disposer du recul nécessaire pour mieux évaluer les outils pertinents

S’il était prématuré pour tirer les enseignements de ce dispositif, il était important de le prolonger afin d’avoir le recul suffisant pour l’évaluer et envisager le cas échéant la généralisation de certains outils.

Cette adoption permettra ainsi  aux collectivités engagées dans l’expérimentation d’aller au bout de leur réflexion.

Ecole maternelle en Guyane : de la nécessité de préparer dès maintenant les prochaines rentrées scolaires

La situation dramatique rencontrée par la municipalité de Saint-Laurent-du-Maroni et la perspective de l’abaissement à 3 ans de l’instruction obligatoire doivent nous interroger sur la stratégie à mettre en place pour anticiper sérieusement les prochaines rentrées scolaires.

Les réformes, aussi positives soient-elles supposent d’avoir les moyens matériels et humains suffisants pour les mettre en place efficacement.

S’agissant de l’école maternelle, près de 15 000 enfants seraient attendus pour la rentrée scolaire 2018 en Guyane, contre 14 749 en 2017.

J’appelle donc l’attention de Jean-Michel BLANQUER sur la nécessité de préparer collectivement la prochaine rentrée scolaire en anticipant dès maintenant les besoins aussi bien sur le plan des infrastructures que des moyens humains.

Retrouvez ci-dessous l’intégralité du courrier adressé au Ministre :

Courrier_M. BLANQUER - Ecole maternelle et situation à SLM

Pêche Illégale : appliquer la réglementation européenne relative au 100 milles marins

J’ai interrogé la Ministre des Outre-mer sur la lutte contre la pêche illégale en Guyane.

Outre des précisions sur l’accord de coopération récemment signé avec le Surinam, j’ai demandé l’application d’un règlement européen qui permettrait dans la zone des 100 milles marins de limiter la pêche aux seuls bateaux autorisés, à savoir les navires guyanais et ceux bénéficiant d’un accord international comme les Vénézuéliens.

La Ministre a rappelé les moyens déployés en faveur de la lutte contre la pêche illégale et indiqué que le Ministre de l’Agriculture étudiait actuellement l’opportunité d’appliquer en Guyane le règlement européen des 100 milles.

J’insisterai donc à nouveau auprès du Ministre de l’agriculture, Stéphane TRAVERT, sur la nécessité d’appliquer ce règlement.

Permis de chasser en Guyane : Gabriel Serville et Antoine Karam appellent à la mise en place d’un cadre de travail apaisé

Avec le Député Gabriel Serville, nous avons été reçus ce jeudi par les cabinets ministériels de Nicolas Hulot et d’Annick Girardin.

Nous avons relayé les doléances du comité de pilotage des chasseurs guyanais en insistant sur la nécessité de mettre en place un cadre de travail apaisé réunissant toutes les parties prenantes.

Il ne suffit pas d’entendre les inquiétudes des chasseurs, il faut les écouter.

Nous attendons un signal positif des services de l’Etat.

Retrouvez notre communiqué ci-dessous :

 

CP - GS et AK demandent un cadre de travail apaisé

Ma question au gouvernement sur la fin des zones blanches dans les outre-mer

Suite à l’accord relatif à la fin des zones blanches n’incluant pas les outre-mer, j’ai interrogé le gouvernement sur la stratégie numérique qu’il entend déployer dans nos territoires pour renforcer les obligations des opérateurs et mettre fin aux zones blanches.

Les mots ont un sens, et lorsque l’ARCEP se prévaut d’un accord historique pour tous les Français, nos concitoyens ultramarins sont en droit de s’interroger.

Le Ministre de la Cohésion des territoires, Jacques MEZARD, s’est engagé à arriver à une couverture généralisée en téléphonie mobile sur nos territoires, dans les mêmes délais que pour l’hexagone.

Par ailleurs, le site www.monreseaumobile.fr devra intégrer dès juillet 2018 les données outre-mer pour permettre à nos concitoyens de consulter la couverture mobile dans leur commune.

Décoration de Sylviane CEDIA

Sylviane CEDIA, décorée de la Légion d’honneur au Sénat 

C’est avec une immense joie que j’ai remis, le 19 janvier 2018, les insignes de Chevalier de l’ordre national de la Légion d’honneur, à Sylviane Cédia, chanteuse, auteur, compositeur, interprète, guitariste et ambassadrice de la musique Guyanaise.

Une reconnaissance amplement méritée, en témoignage de sa grande carrière et son engagement exemplaire au service des autres. Toutes mes félicitations à elle.

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Meilleurs voeux pour 2018

BONNE ANNEE 2018 !

Tous mes meilleurs voeux pour 2018.

Je formule le vœu que la Guyane profite de l’élan populaire qui l’a traversée entre février et avril 2017.

Que cette année soit donc source d’inspiration et d’action pour des projets ambitieux et inédits.

Faisons aussi que ces projets soient au profit d’un développement économique et solidaire. Que la Guyane s’émancipe tout en veillant aux plus démunis et aux plus éloignés des territoires de l’intérieur.

Le désenclavement et le développement pour toujours placer les guyanais au centre de notre action.

Pour cela, l’objectif reste le même : faire évoluer nos rapports avec l’Etat français vers un plus grand transfert de compétences et ainsi mieux faire face à nos réalités et nos défis.

Je vous souhaite à tous – citoyens, syndicalistes, militants associatifs, porteurs de projets, chefs d’entreprises, élus et fonctionnaires – une belle réussite en 2018.

 

Publication du rapport  » La Guyane, terre d’opportunités pour les entreprises »

La délégation aux entreprises du Sénat produit un rapport suite à sa visite en Guyane

Du 18 au 21 septembre 2017, nous avons accueilli  en Guyane, avec Georges PATIENT, la délégation sénatoriale aux entreprises dont je suis également membre.

La Présidente, Mme Elisabeth LAMURE, Sénatrice du Rhône, Mme Anne Catherine LOISIER, Sénatrice de la Côte-d’Or et M.Jérôme DURAIN, Sénateur de la Saône-et-Loire, sont ainsi allés sur le terrain, à la rencontre de nos entreprises, afin d’apprécier les spécificités et les réalités de notre territoire.

A l’issue de ce déplacement, j’ai présenté la mission aux autres membres de la délégation et produit ce rapport d’information. Celui-ci doit permettre de nourrir la réflexion de notre délégation sur la situation des entreprises guyanaises dans le travail législatif.

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PJL Fin des hydrocarbures : une exception pour la Guyane obtenue au Sénat

Une traduction législative de l’accord de Paris (COP 21)

Par ce projet de loi, le gouvernement souhaite assurer la cohérence de la politique de gestion des hydrocarbures contenus dans le sous-sol français avec l’objectif de lutte contre le changement climatique contenu dans l’Accord de Paris sur le climat adopté le 12 décembre 2015, à l’issue de la COP21. Il vise ainsi à faire de la France une nation pionnière.

Je suis d’abord intervenu lors de la discussion général pour souligner que ce texte permet surtout à l’Etat de sortir d’une forme de duplicité, qui s’agissant des demandes de permis, l’a souvent conduit à ne pas prendre de décisions, laissant les tribunaux les prendre à sa place.

Notons que la Guyane pâtit encore de cette duplicité, restant inlassablement dans l’attente de permis qui n’arrivent jamais, alors même que le décret censé lui transférer compétence en matière de titres miniers off shore se fait lui même attendre depuis 17 ans.

 

Une exception obtenue pour les outre-mer

Durant l’examen en séance, nous avons, avec le sénateur Georges Patient, obtenu l’adoption d’un amendement consistant à autoriser les régions ultra- marines à déroger à la fin de l’exploitation des hydrocarbures en 2040. Plus concrètement, celui-ci vise à permettre à la Collectivité Territoriale de Guyane de délivrer de nouveaux permis d’exploration et de prolonger, sans date butoir, des concessions existantes.

Nous estimons en effet que les outre-mer méritent, au regard de leur moindre développement économique et leur faible contribution au réchauffement climatique, un traitement différencié. Si nous partageons l’ambition portée par ce texte, nous considérons que l’histoire et les enjeux de la Guyane justifient qu’une chance soit laissée à l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures. Les guyanais sont en droit de valoriser leurs potentialités.

Au regard de cette avancée majeure, nous avons voté en faveur du projet de loi modifié par le Sénat.