Hommage à Léopold Héder : Itinéraire d’un homme libre

Le 9 juin 2018, la fille, les petits enfants et les partenaires politiques de Léopold Héder ont organisé à Montsinéry-Tonnégrande une commémoration à l’occasion du 100ème anniversaire de sa naissance et du 40ème anniversaire de son décès.

J’ai le plaisir de vous présenter ici le discours que j’ai prononcé lors de cette manifestation afin de rendre hommage à ce responsable politique incontournable dans l’histoire de la Guyane.

Bonne lecture à tous !

Pour un état d’urgence éducatif en Guyane

Une délégation de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication s’est rendue en Guyane du 15 au 21 avril 2018 afin de dresser un état des lieux du système éducatif. 
C’est donc avec mes collègues  Jean-Claude Carle (LR – Haute-Savoie) et Laurent Lafon (UC – Val-de-Marne) que j’ai eu le plaisir d’aller à la rencontre de tous les acteurs de l’enseignement scolaire et agricole en Guyane.
Vous trouvez ci-après les conclusions de notre mission ainsi que nos recommandations pour améliorer la situation de l’enseignement.
Nous sommes en effet convaincus que le modèle scolaire doit être repensé à la faveur d’une meilleure adaptation aux réalités de notre territoire. Dans cet esprit, nous avons formulé plusieurs propositions afin de remédier à la pénurie d’enseignants, améliorer les conditions de vie scolaire ou encore soutenir les constructions scolaires.

Asile, immigration et intégration : mieux prendre en considération la situation migratoire de la Guyane

Mardi 26 juin, le Sénat a adopté le projet de loi pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie. J’ai voté contre ce texte considérablement durci par la droite sénatoriale et qui porte atteinte à des principes fondamentaux du droit d’asile.

Considérant que les outre-mer était insuffisamment traités dans ce projet de loi, j’ai insisté dans les débats sur la nécessité de mieux prendre en considération, à travers des mesures spécifiques, les pressions migratoires extraordinaires qui s’exercent depuis de nombreuses années en Guyane et à Mayotte poussant le système d’accueil et d’intégration au bord de l’asphyxie.

Asile et immigration en Guyane : un droit à la différenciation pour accélérer les délais de traitement et baisser l’attractivité du territoire pour les demandeurs d’asile illégitimes

C’est pourquoi, j’ai appelé l’attention du gouvernement et de la Haute Assemblée sur un état de fait : le droit d’asile est aujourd’hui dévoyé en Guyane au seul bénéfice des filières d’immigration clandestine qui prospèrent au détriment de femmes et d’hommes attirés par l’espoir d’une vie meilleure.

Je défends un droit à la différenciation pour apporter une solution efficace en Guyane. Il soutient l’accélération des délais de traitement prévue aussi bien par ce projet de loi que par le « décret Guyane » tout en insistant sur la nécessité d’aller plus loin sur le front du revenu de solidarité active (RSA) notamment avec le conditionnement de l’accès à 15 ans de résidence sur le territoire et la démonétisation ; mais aussi en matière de coopération sanitaire avec les pays voisins.

Pour autant, alors même que les délais d’instruction se voient accélérés et que l’actuel manque de solution d’hébergement génère une prolifération de l’habitat informel, Antoine KARAM a insisté sur la nécessité de garantir un accueil digne et humain aux demandeurs d’asile en Guyane avec de meilleures conditions d’hébergement et d’interprétariat.

Adoption de 2 amendements visant à mieux prendre en compte les situations migratoires des outre-mer

Dans le débat, j’ai obtenu l’adoption de deux amendements qui seront, je l’espère, préservés dans la suite du débat parlementaire.

Le premier vise à inclure, pour une information exhaustive, les chiffres de l’outre-mer, spécialement de Mayotte et la Guyane, dans le rapport annuel sur les politiques d’asile et d’immigration. Le second prévoit que des élus ultramarins soient associés aux travaux du conseil d’administration de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) qui gère notamment l’accueil des demandeurs d’asile et des réfugiés.

CHAR : Les élus demandent une mission d’expertise

Un état de crise généralisée

Un an après le mouvement social historique qui avait touché l’établissement, la mobilisation des médecins urgentistes nous rappelle l’état de crise chronique qui pèse depuis trop longtemps sur le CHAR en raison d’un état de délabrement patent et de conditions de travail dégradées par le manque de moyens matériels et humains.

L’état d’urgence de ce service n’est que la partie immergée d’une crise généralisée qui couve dans l’ensemble des unités et à laquelle il nous faut apporter une solution pérenne.

Des réponses insuffisantes

Mercredi 30 mai, parlementaires et Président de la Collectivité Territoriale de Guyane, avont été reçus par le cabinet de la Ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès BUZYN, afin d’évoquer le conflit social qui secoue actuellement le Centre Hospitalier Andrée Rosemon (CHAR) de Cayenne.

Nous regrettons qu’aucun élément de réponse supplémentaire n’ait été apporté au cours de cette réunion en dehors de ceux déjà annoncés par la Ministre, à savoir la mobilisation de la réserve sanitaire et l’entrée facilitée de médecins étrangers.

Si ces mesures vont dans le bon sens, les élus considèrent qu’elles ne sont pas de nature à établir un dialogue constructif entre les parties – médecins, administration et Comité Médical d’établissement – pourtant indispensable pour définir un échéancier précis des mesures visant à soulager les médecins et améliorer la qualité des soins.

Une mission d’expertise pour renouer le dialogue et réorganiser les services en souffrance

A ce titre, nous avons demandé à la Ministre des Solidarités et de la Santé la mise en place d’une mission d’expertise capable d’analyser le fonctionnement et l’organisation des urgences du CHAR mais aussi des autres services en souffrance et de formuler – avec la collaboration étroite des médecins, de l’administration et de l’ARS Guyane – un plan d’action efficace.

Communiqué - CHAR - Demande d'une mission d'expertise
Courrier_ Agnès BUZYN - stituation du CHAR

 

Elections européennes : mieux prendre en compte les outre-mer

Le Sénat a adopté, après l’Assemblée Nationale, le projet de loi qui rétablit une circonscription nationale unique aux élections européennes, mettant ainsi fin au découpage en 8 euro-circonscriptions.

Plusieurs élus ont accusé ce texte de porter atteinte à la représentation des outre-mer en supprimant une circonscription ultramarine qu’ils jugent indispensable.

Avec mon collègue Georges Patient, nous avons choisi de ne pas nous opposer à ce texte qui met fin à une circonscription outre-mer imparfaite.

Communiqué - Circonscroption unique aux européennes

 

 

Déplacement en Guyane de la Commission Culture, Education et Communication du Sénat

Apprécier les réalités de l’enseignement scolaire et de l’enseignement agricole

Fidèle à sa méthode de travail, la commission de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication organise un certain nombre de déplacement de terrain. C’est donc en Guyane que j’ai eu le plaisir d’accueillir mes collègues, M. Jean-Claude CARLE (LR–Haute- Savoie), Président de la délégation et M. Laurent LAFON (UC – Val-de-Marne) du 15 au 21 avril.

L’objectif de ce déplacement était de permettre aux sénateurs d’apprécier la situation de l’enseignement scolaire et de l’enseignement agricole dans ce territoire qui se caractérise par une forte pression démographique, une immigration mal maîtrisée, une grande mobilité des populations scolarisées ainsi qu’une grande diversité linguistique et culturelle. Autant de caractéristiques qui ne sont pas sans incidence sur l’accueil des enfants en âge d’être scolarisés.

De Cayenne jusqu’à Maripasoula en passant par Kourou et Saint-Laurent-du-Maroni

Notre sénatoriale est allé à la rencontre de tous les acteurs de l’enseignement et des élus afin d’évoquer la question de l’éducation et des perspectives pour la jeunesse guyanaise.

En matière d’enseignement agricole : le lycée professionnel agricole de Matiti, le Centre de formation professionnelle et le Centre de formation d’apprentis agricoles ainsi que la Maison familiale rurale (MFR) de Mana ;

En matière d’enseignement scolaire : le Lycée Polyvalent Lama-Prevot à Rémire-Montjoly puis à Saint-Laurent-du-Maroni l’école élémentaire Paul Castaing et le lycée Bertène Juminer.

En matière d’enseignement supérieur : le campus de l’Université de Guyane, L’IUT de Kourou et l’EGC de Guyane.

Enfin, une journée spécifique a été consacrée à Maripasoula pour visiter l’école maternelle des Petits Maripas et l’Internat d’excellence de Maripasoula-Rémire.

Conclusions et recommandations

Ce travail donnera lieu à la rédaction d’un rapport dans lequel nous formulerons des recommandations d’ordre législatif ou réglementaire pour améliorer la situation de l’enseignement en Guyane.

 

Débat : Faire des études de médecine un moyen d’action contre la désertification médicale

Un débat sur les perspectives pour les études de médecine

Ce jeudi 5 avril, à la demande du groupe Rassemblement Démocratique et Social Européen (RDSE), le Sénat a débattu sur le thème « Quelles perspectives pour les études de médecine ? »

J’ai profité de cette occasion pour interroger la Ministre des Solidarités et de la Santé sur la manière dont le gouvernement entend lutter par les études de médecine contre la désertification médicale outre-mer et en Guyane en particulier.

Faire des études de médecine un moyen d’action contre la désertification médicale en Guyane

Aujourd’hui, seule la première année de médecine est dispensée au sein de l’Université de Guyane pour un numerus clausus extrêmement restreint.  des efforts sont faits pour améliorer l’attractivité de la Guyane pour les médecins, je favorable à ce que nous développions nos structures hospitalières et universitaires de manière à former davantage de professionnels de santé voués à exercer sur notre territoire.

Ci-dessous ma question à Agnès BUZYN, Ministre des Solidarités et de la Santé

Adoption d’une proposition de loi sur la tarification sociale de l’eau

Mercredi 4 avril, le Sénat a adopté une proposition de loi visant à proroger l’expérimentation sur la tarification sociale de l’eau.

4 collectivités guyanaises engagées

Pour rappel, 4 collectivités guyanaises se sont engagées (CACL, Grand-Santi, Maripasoula et Saint-Georges de l’Oyapock) dans cette expérimentation votée en 2013.

J’ai rappelé le défi que représente l’accès à l’eau potable dans nos outre-mer en général et en Guyane en particulier où 15% de nos concitoyens n’y ont pas accès.

Disposer du recul nécessaire pour mieux évaluer les outils pertinents

S’il était prématuré pour tirer les enseignements de ce dispositif, il était important de le prolonger afin d’avoir le recul suffisant pour l’évaluer et envisager le cas échéant la généralisation de certains outils.

Cette adoption permettra ainsi  aux collectivités engagées dans l’expérimentation d’aller au bout de leur réflexion.

Ecole maternelle en Guyane : de la nécessité de préparer dès maintenant les prochaines rentrées scolaires

La situation dramatique rencontrée par la municipalité de Saint-Laurent-du-Maroni et la perspective de l’abaissement à 3 ans de l’instruction obligatoire doivent nous interroger sur la stratégie à mettre en place pour anticiper sérieusement les prochaines rentrées scolaires.

Les réformes, aussi positives soient-elles supposent d’avoir les moyens matériels et humains suffisants pour les mettre en place efficacement.

S’agissant de l’école maternelle, près de 15 000 enfants seraient attendus pour la rentrée scolaire 2018 en Guyane, contre 14 749 en 2017.

J’appelle donc l’attention de Jean-Michel BLANQUER sur la nécessité de préparer collectivement la prochaine rentrée scolaire en anticipant dès maintenant les besoins aussi bien sur le plan des infrastructures que des moyens humains.

Retrouvez ci-dessous l’intégralité du courrier adressé au Ministre :

Courrier_M. BLANQUER - Ecole maternelle et situation à SLM

Pêche Illégale : appliquer la réglementation européenne relative au 100 milles marins

J’ai interrogé la Ministre des Outre-mer sur la lutte contre la pêche illégale en Guyane.

Outre des précisions sur l’accord de coopération récemment signé avec le Surinam, j’ai demandé l’application d’un règlement européen qui permettrait dans la zone des 100 milles marins de limiter la pêche aux seuls bateaux autorisés, à savoir les navires guyanais et ceux bénéficiant d’un accord international comme les Vénézuéliens.

La Ministre a rappelé les moyens déployés en faveur de la lutte contre la pêche illégale et indiqué que le Ministre de l’Agriculture étudiait actuellement l’opportunité d’appliquer en Guyane le règlement européen des 100 milles.

J’insisterai donc à nouveau auprès du Ministre de l’agriculture, Stéphane TRAVERT, sur la nécessité d’appliquer ce règlement.