Asile, immigration et intégration : mieux prendre en considération la situation migratoire de la Guyane

Mardi 26 juin, le Sénat a adopté le projet de loi pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie. J’ai voté contre ce texte considérablement durci par la droite sénatoriale et qui porte atteinte à des principes fondamentaux du droit d’asile.

Considérant que les outre-mer était insuffisamment traités dans ce projet de loi, j’ai insisté dans les débats sur la nécessité de mieux prendre en considération, à travers des mesures spécifiques, les pressions migratoires extraordinaires qui s’exercent depuis de nombreuses années en Guyane et à Mayotte poussant le système d’accueil et d’intégration au bord de l’asphyxie.

Asile et immigration en Guyane : un droit à la différenciation pour accélérer les délais de traitement et baisser l’attractivité du territoire pour les demandeurs d’asile illégitimes

C’est pourquoi, j’ai appelé l’attention du gouvernement et de la Haute Assemblée sur un état de fait : le droit d’asile est aujourd’hui dévoyé en Guyane au seul bénéfice des filières d’immigration clandestine qui prospèrent au détriment de femmes et d’hommes attirés par l’espoir d’une vie meilleure.

Je défends un droit à la différenciation pour apporter une solution efficace en Guyane. Il soutient l’accélération des délais de traitement prévue aussi bien par ce projet de loi que par le « décret Guyane » tout en insistant sur la nécessité d’aller plus loin sur le front du revenu de solidarité active (RSA) notamment avec le conditionnement de l’accès à 15 ans de résidence sur le territoire et la démonétisation ; mais aussi en matière de coopération sanitaire avec les pays voisins.

Pour autant, alors même que les délais d’instruction se voient accélérés et que l’actuel manque de solution d’hébergement génère une prolifération de l’habitat informel, Antoine KARAM a insisté sur la nécessité de garantir un accueil digne et humain aux demandeurs d’asile en Guyane avec de meilleures conditions d’hébergement et d’interprétariat.

Adoption de 2 amendements visant à mieux prendre en compte les situations migratoires des outre-mer

Dans le débat, j’ai obtenu l’adoption de deux amendements qui seront, je l’espère, préservés dans la suite du débat parlementaire.

Le premier vise à inclure, pour une information exhaustive, les chiffres de l’outre-mer, spécialement de Mayotte et la Guyane, dans le rapport annuel sur les politiques d’asile et d’immigration. Le second prévoit que des élus ultramarins soient associés aux travaux du conseil d’administration de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) qui gère notamment l’accueil des demandeurs d’asile et des réfugiés.