70 ans de la loi de départementalisation : un bilan mitigé

Le 19 mars 1946, les quatre « vieilles » colonies – Guadeloupe, Guyane, Martinique et Réunion – devenaient départements français grâce à la volonté de fer des illustres Aimé Césaire, Léopold Bissol, Gaston Monnerville et Raymond Vergès.

70 ans plus tard, il est difficile de ne pas porter un regard critique sur cette loi.

Jugé à l’époque comme une avancée, ce texte était porté comme la garantie de l’égalité économique, sociale et juridique. Pourtant, aujourd’hui encore, le retard de nos territoires reste une réalité. Le gouvernement entend d’ailleurs y répondre ces prochains mois avec un projet de loi sur l’égalité réelle.

Lorsqu’on repense aux attentes immenses suscitées par cette loi, le bilan n’en est que plus mitigé.

Nous devons reconnaître que nos territoires ont d’abord connu une amélioration dans un certain nombre de domaines : acquisition de droits sociaux (protection sociale, retraites, salaire minimum), premières infrastructures sanitaires, sociales, scolaires et début d’aménagement du territoire (routes, ports, aéroports, électricité, etc).

Cependant, force est de constater que le développement économique durable tant attendu n’a pas été au rendez-vous de l’Histoire. A un développement basé sur la valorisation de nos richesses et potentialités, il a été préféré une économie d’assistanat et de transferts publics et sociaux.

Le résultat est aujourd’hui sans appel : des indicateurs de production en berne et un taux de chômage trois fois supérieur à la moyenne nationale, dont notre jeunesse est la première victime.

Nos Outre-mer dont-on dit qu’ils représentent, de par leur diversité et leur situation géographique, un atout pour la France et pour l’Europe, doivent être en premier lieu un atout pour eux-mêmes.

Tout est à construire et nous souhaitons de plus en plus maîtriser notre avenir et notre destin.

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