CHAR : Les élus demandent une mission d’expertise

Un état de crise généralisée

Un an après le mouvement social historique qui avait touché l’établissement, la mobilisation des médecins urgentistes nous rappelle l’état de crise chronique qui pèse depuis trop longtemps sur le CHAR en raison d’un état de délabrement patent et de conditions de travail dégradées par le manque de moyens matériels et humains.

L’état d’urgence de ce service n’est que la partie immergée d’une crise généralisée qui couve dans l’ensemble des unités et à laquelle il nous faut apporter une solution pérenne.

Des réponses insuffisantes

Mercredi 30 mai, parlementaires et Président de la Collectivité Territoriale de Guyane, avont été reçus par le cabinet de la Ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès BUZYN, afin d’évoquer le conflit social qui secoue actuellement le Centre Hospitalier Andrée Rosemon (CHAR) de Cayenne.

Nous regrettons qu’aucun élément de réponse supplémentaire n’ait été apporté au cours de cette réunion en dehors de ceux déjà annoncés par la Ministre, à savoir la mobilisation de la réserve sanitaire et l’entrée facilitée de médecins étrangers.

Si ces mesures vont dans le bon sens, les élus considèrent qu’elles ne sont pas de nature à établir un dialogue constructif entre les parties – médecins, administration et Comité Médical d’établissement – pourtant indispensable pour définir un échéancier précis des mesures visant à soulager les médecins et améliorer la qualité des soins.

Une mission d’expertise pour renouer le dialogue et réorganiser les services en souffrance

A ce titre, nous avons demandé à la Ministre des Solidarités et de la Santé la mise en place d’une mission d’expertise capable d’analyser le fonctionnement et l’organisation des urgences du CHAR mais aussi des autres services en souffrance et de formuler – avec la collaboration étroite des médecins, de l’administration et de l’ARS Guyane – un plan d’action efficace.

Communiqué - CHAR - Demande d'une mission d'expertise
Courrier_ Agnès BUZYN - stituation du CHAR

 

Débat : Faire des études de médecine un moyen d’action contre la désertification médicale

Un débat sur les perspectives pour les études de médecine

Ce jeudi 5 avril, à la demande du groupe Rassemblement Démocratique et Social Européen (RDSE), le Sénat a débattu sur le thème « Quelles perspectives pour les études de médecine ? »

J’ai profité de cette occasion pour interroger la Ministre des Solidarités et de la Santé sur la manière dont le gouvernement entend lutter par les études de médecine contre la désertification médicale outre-mer et en Guyane en particulier.

Faire des études de médecine un moyen d’action contre la désertification médicale en Guyane

Aujourd’hui, seule la première année de médecine est dispensée au sein de l’Université de Guyane pour un numerus clausus extrêmement restreint.  des efforts sont faits pour améliorer l’attractivité de la Guyane pour les médecins, je favorable à ce que nous développions nos structures hospitalières et universitaires de manière à former davantage de professionnels de santé voués à exercer sur notre territoire.

Ci-dessous ma question à Agnès BUZYN, Ministre des Solidarités et de la Santé

Conflit social au CHAR – Parlementaires et élus demandent une médiation

Nous avons adressé – parlementaires, président de la CTG et président de l’AMG – un courrier commun à la ministre de la santé afin que soit dépêchée une mission de médiation dans le conflit qui oppose le personnel du CHAR, la direction de l’hôpital et l’ARS Guyane.

Bien qu’un nouveau gouvernement va prendre ses fonctions, la continuité de l’Etat doit être assurée. On ne peut pas laisser plus longtemps le CHAR sombrer dans l’indifférence générale. Nous devons trouver une solution au nom des intérêts supérieurs de la santé publique en Guyane.

Courrier commun - demande médiation au CHAR