Conférence-hommage au Docteur Edmard LAMA à Rémire-Montjoly

A l’occasion des 10 ans de la disparition du Dr Edmard LAMA, la commune de Rémire-Montjoly a souhaité rendre un hommage particulier à cette homme incontournable.

A la demande du Maire, Jean GANTY, j’ai eu l’honneur d’animer à l’hôtel de ville, une conférence consacrée à celui qui fut premier magistrat de la commune pendant 36 ans.

Homme de valeur et élu engagé, le Dr Edmard Lama a toujours oeuvré au quotidien pour faire rayonner Rémire-Montjoly et faire de la Guyane une terre d’épanouissement pour tous les guyanais.

Retrouvez-ici l’intégralité de mon intervention :

Conférence d’hommage Dr Edamard Lama. Par Antoine KARAM

Mouvement sociaux : mobilisé aux côtés des manifestants

La Guyane traverse une crise sociale de grande ampleur. Dans le rôle qui est le mien, je reste mobilisé aux côtés des manifestants, syndicats et collectifs, pour les accompagner dans les négociations.

Nous devons unir toutes nos forces pour donner plus d’échos encore aux injustices que nous dénonçons régulièrement.

 

Pont sur l’Oyapock : une ouverture attendue mais des questions en suspend

Une ouverture attendue

La plus grande frontière française se traversera désormais par la route.Le pont sur l’Oyapock qui relie la Guyane et le Brésil a été ouvert à la circulation, 6 ans après sa construction.

C’est avec émotion que je verrai les premiers véhicules emprunter ce passage puisqu’il y a 20 ans, João Alberto Rodrigues Capiberibe, alors Gouverneur de l’Amapa, et moi-même avions proposé cet édifice pour développer encore davantage la coopération entre nos territoires.

L’approbation de 2 accords France-Brésil

En 2016, le Parlement a adopté deux accords visant à accompagner l’ouverture du pont sur l’Oyapock – le premier en établissant un régime d’exemption fiscal pour les habitants des communes frontalières, le second en fixant les conditions de circulation à la frontière des professionnels du transport routier.

Rapporteur sur ces textes au Sénat, j’ai personnellement milité pour que cette ouverture soit possible tout en attirant l’attention de mes collègues sur certains points de vigilance.

Encore de nombreuses questions en suspend

Si cette ouverture marque une nouvelle ère pour la coopération France-Brésil, de nombreuses questions restent encore à régler. Les visas, les assurances ou encore le transport de marchandises sont autant de questions pour lesquelles des réponses équilibrées devront être trouvées avec nos homologues brésiliens. Pour cela, nous devrons de notre côté associer les syndicats de transporteurs à nos travaux.

Retrouvez ci-dessous l’intégralité de mon rapport sur les deux accords qui ont préparé l’ouverture du Pont sur l’Oyapock :

l15-5521

Motion des Parlementaires pour le Pacte d’Avenir de la Guyane

Avec une démographie sans équivalent dans une autre portion du territoire national, avec un PIB par habitant qui se situe à seulement 50,4 % de la moyenne nationale et avec 39 homicides sur les premiers mois de 2016, la Guyane est confrontée à une situation d’urgence. Ces constats pris parmi bien d’autres traduisent la réalité d’un territoire qui nécessite une intervention massive des collectivités publiques au premier rang desquelles l’Etat pour l’aider à faire face à son destin.

L’annonce, le 13 décembre 2013 du Pacte pour l’Avenir de la Guyane qui a été faite par le Président de la République a été reçue par l’ensemble des acteurs publics ou privés comme un immense espoir et comme l’engagement de l’Etat à définir avec la CTG et les élus de Guyane, dans un document partagé, les priorités qui structureront l’action des collectivités publiques, au cours des 15 prochaines années (l’Etat, la CTG et les autres collectivités guyanaises).

Ce document doit avant tout être de nature politique et doit fixer un cap. Dans les domaines essentiels que sont les infrastructures, l’éducation, la santé, la sécurité, le développement économique, l’environnement, etla coopération régionale, il doit constituer pour l’avenir et, quelle que soit la couleur politique du Gouvernement, le cadre dans lequel s’inscrit le partenariat entre l’Etat et les élus de Guyane.

C’est pourquoi les parlementaires guyanais, au nom de l’urgence qui s’exprime notamment sur le terrain de la sécurité des personnes et des biens, appellent à une adoption rapide de ce Pacte, afin que les premières mesures opérationnelles prévues puissent être rapideement mises en place dans le cadre des lois de finances pour 2017.

« Depuis 2014, de nombreux échanges et discussions entre le Gouvernement, la CTG et les parlementaires ont permis de faire émerger des propositions exprimées par l’ensemble des élus. Un document de conciliation entre les parties concernées  esten cours de finalisation.

Nous demandons à la Ministre des Outre-mer, au Premier Ministre et au Président de la République de réunir les acteurs concernés dans les meilleurs délais et créer les conditions d’une signature du Pacte dans les tous prochains jours.

. Nous souhaitons, à l’heure où les engagements du Chef de l’Etat doivent se concrétiser, que la mobilisation de tous les acteurs de ce dossier soit à la hauteur des défis que la Guyane doit relever.