COVIPLASM : Abasourdi par la forme de cette annonce, je demande à Olivier VERAN une concertation avec les élus guyanais

Le 25 juin 2020, lors d’une audition devant la mission d’information sur l’impact, la gestion et les conséquences de l’épidémie de coronavirus, la Professeure Karine LACOMBE, en charge de l’essai clinique COVIPLASM, a annoncé l’ouverture deux centres d’essais thérapeutiques, à Mayotte et en Guyane. 

Si je serais bien incapable de porter un quelconque jugement sur l’efficacité de cette solution thérapeutique, je reste abasourdi de la légèreté avec laquelle l’installation d’un tel centre d’essai en Guyane a ainsi été annoncée au détour d’une audition parlementaire, puis confirmée par Clara de Bort, Directrice de l’Agence régionale de santé de Guyane.

La transfusion sanguine est un sujet particulièrement sensible qui nécessite une communication claire auprès de la population, en particulier sur le sol guyanais. Ce procédé est non seulement lié à l’un des plus graves scandales sanitaires de ces dernières décennies mais il se trouve particulièrement limité en Guyane, dénuée de tout centre de transfusion sanguine et où la collecte de sang a été arrêtée en 2005 à cause de la maladie de Chagas.

Aussi ai-je demande au Ministre de la santé d’apporter, dans l’intérêt de tous, votre éclairage dans ce dossier et de me confirmer que l’installation d’un tel centre fera l’objet d’une discussion avec les élus guyanais afin d’évaluer conjointement ses avantages, ses risques et ses limites.

Courrier_M. OLivier Veran - Centre COVIPLASM en Guyane

22 JUIN 1962, Deshaies, Guadeloupe, 4 h30

« Je prends peut-être ici pour la dernière fois dans cette enceinte… ». Ce sont les paroles suspendues mais terriblement prémonitoires prononcées par Justin CATAYÉE le 20 JUIN 1962 à l’Assemblée nationale. A Cayenne, les forces de l’ordre répriment avec brutalité, férocement un rassemblement pacifique des Guyanais qui projetaient de protester contre l’arrivée de la Légion étrangère sur nos terres. Mais aussi contre l’absence de volonté de l’État d’instaurer un statut spécial en Guyane, comme le réclame le député Justin CATAYÉE. Cette répression se solde par de nombreuses arrestations et des dizaines de blessés dans les rangs desquels se trouvent des adolescents, des femmes et même des personnes âgées.

Plusieurs stèles rappellent ce drame, notamment celle du Parti socialiste guyanais

Justin CATAYÉE, 1916-1962

Informé de la gravité de la situation, de la répression sanglante de son peuple, CATAYÉE prend la parole. Mais Jacques CHABAN-DELMAS, président de l’Assemblée nationale l’interrompt. Le Guyanais n’a même pas le temps d’achever sa phrase qu’on lui coupe le micro. Comme il l’avait prédit, sa voix ne résonnera plus jamais au Palais Bourbon.

Préférant être auprès de son peuple réprimé, Justine CATAYÉE décide de rentrer en Guyane. A l’époque, Air France assure une liaison Paris-Cayenne en vingt-deux heures par un Boeing 707 avec escale à Pointe-à-Pitre et un changement d’avion pour rejoindre Cayenne. Ce 22 JUIN 1962, l’avion transportant Justin CATAYÉE et 102 autres passagers s’écrase contre la colline – la Caféière à 4h30
du matin par un temps orageux.

Cette voix brisée en plein vol n’a jamais été oubliée des Guyanais. Je me souviens de la grande tristesse qui a marqué les obsèques de Justin CATAYÉE. Le local du Parti socialiste guyanais a été transformé en chapelle ardente et un lieu de recueillement pour permettre à des milliers de camarades, sympathisants et même adversaires politiques de lui rendre un dernier hommage.

22 JUIN 2020. Cinquante-huit ans après, je constate que les idées de Justin CATAYÉE trouvent toujours un écho favorable auprès de la population. CATAYÉE, l’homme passionné, épris de liberté, humaniste, est rentré dans le Panthéon de l’histoire de la Guyane.

Mon appel à Olivier Véran pour l’installation d’une unité médicale de campagne à Saint-Georges de l’Oyapock

Ce jeudi 14 mai, lors d’une audition de la Ministre des Outre-mer, Annick GIRARDIN, j’ai souhaité l’alerter sur l’impérieuse nécessité d’anticiper l’amplification attendue du foyer de contagion qui sévit actuellement dans la commune de Saint-Georges de l’Oyapock.

Le caractère transfrontalier de ce cluster et la grande porosité de notre frontière avec le Brésil commandent à mon sens une réflexion plus large qui pourrait trouver une réponse dans la mise en place d’une unité médicale de campagne comparable à celle déployée dans la région Grand Est.

A ce titre, J’ai demandé au Ministre de la Santé, Olivier Véran, d’apporter des réponses sur la situation sanitaire de Saint-Georges ainsi que sur l’opportunité d’y installer une unité médicale de campagne susceptible de répondre à la propagation attendue de l’épidémie.

Courrier_M. OLivier Veran - Situation à Saint-Georges de l'Oyapock

Covid-19 : Quelle méthode pour la réouverture de nos établissements scolaires ?

Dans son allocution du 14 avril 2020, Emmanuel Macron a annoncé que les crèches, écoles, collèges et lycées rouvriront « progressivement » à partir du 11 mai prochain.

Nous le savons, le Ministre Jean-Michel BLANQUER l’ayant lui-même indiqué, tous les établissements scolaires ne seront pas ouverts à cette date a fortiori en Guyane où l’épidémie du COVID-19 se trouve à un stade nettement moins avancé que dans l’hexagone.

C’est la raison pour laquelle, j’ai écrit officiellement au Recteur de Guyane afin de lui demander selon quelle méthodologie et échéancier la reprise des cours s’opérerait en Guyane.

Courrier_ Recteur - Covid-19 réouverture des écoles

Communiqué : les sénateurs guyanais mobilisés pour surmonter la crise du COVID-19

Alors que la Guyane entame sa troisième semaine de confinement, Georges PATIENT et moi-même nous sommes entretenus avec la Ministre des outre-mer en présence des autres parlementaire sur le dispositif sanitaire déployé ainsi que les mesures d’accompagnement prises par le gouvernement et les services de l’Etat pour surmonter la crise sanitaire du COVID-19.

Notre communiqué de presse ci-dessous :

Communiqué - Antoine Karam et Georges Patient mobilisés dans la crise

Crise sanitaire : mon échange avec Annick Girardin sur le risque de pénurie alimentaire dans les communes du Maroni

Dans le contexte de crise sanitaire que nous connaissons, j’ai souhaité interpeller la Ministre des Outre-mer afin de l’alerter sur le risque de pénurie alimentaire dans les communes du Haut-Maroni.
Je lui ai demandé un soutien fort du gouvernement aux solutions envisagées localement par les élus et la Préfecture, y compris celles mobilisant les moyens de l’armée.
En réponse, la Ministre m’a assuré de l’implication totale des services de l’Etat quant à la situation du Haut-Maroni. Elle m’a également confirmé la mobilisation d’un avion-cargo pour l’approvisionnement en denrées alimentaires.
Mon courrier du 23 mars 2020 à Annick GIRARDIN : 
Le courrier de réponse du 3 avril 2020 de la Ministre des outre-mer : 

Asile et immigration : garantir en Guyane le droit d’asile des personnes en besoin de protection manifeste

Ce mardi 28 janvier, j’ai pris part à la réunion organisée à l’initiative de l’Association des musulmans de Guyane en partenariat avec la ville de Cayenne sur la situation actuelle des demandeurs d’asile venus du Proche Orient. 

Effectivement, la Guyane enregistre depuis plusieurs mois une recrudescence des demandes d’asile de personnes originaire de Syrie et de Palestine. Il y a quelques jours seulement, ce sont près de 70 hommes, femmes et enfants d’origine syrienne qui se sont installés dans le dénuement le plus total sur la place Auguste Horth de Cayenne. En cours de procédure, ces familles qui bénéficieront selon toute vraisemblance du statut de réfugié politique subissent directement les conditions d’accueil délétères réservées aux demandeurs d’asile à Cayenne.

En réaction et dans le prolongement des débats relatifs à la loi asile et immigration votée en 2018, j’ai souhaité alerter le Ministre de l’Intérieur sur la situation actuelle en Guyane.

Si la procédure adaptée d’examen des demandes doit permettre de traiter plus rapidement les demandes illégitimes, elle ne doit en aucun cas altérer l’exercice du droit d’asile des personnes en besoin de protection réelle.

Aussi, ai-je demandé à Christophe CASTANER de me communiquer les résultats constatés de l’expérimentation en cours sur le traitement de la demande d’asile injustifiée. Enfin et surtout, je demande au gouvernement les mesures envisagées pour préserver et garantir, en Guyane, l’accueil et le droit d’asile des demandeurs en besoin manifeste de protection, notamment en ce qui concerne les conditions d’hébergement

Courrier_Christophe Castaner- conditions d'accueil des demandeurs d'asile

Congrès des élus : un appel solennel à la raison

Mardi 14 novembre, les élus de Guyane étaient réunis en Congrès, pour débattre sur le projet de société issu des travaux de la commission ad hoc et l’avenir statutaire de la Guyane.

A cette occasion, j’ai défendu une prise de position claire du Congrès pour fixer le cap d’une autonomie politique et administrative accrue.

Cependant, considérant les améliorations à apporter sur le Projet Guyane, j’ai appelé à la raison pour prendre le temps de finaliser un projet à la hauteur de l’évolution statutaire que nous souhaitons tous pour le pays Guyane.

Le Congrès a finalement adopté à l’unanimité une résolution proposant :
– que la CTG saisisse le gouvernement pour un statut « sui generis » sur la base du Projet Guyane amendé;
– la mise en place d’un groupe de travail assisté par une assistance à maitrise d’ouvrage pour accompagner la nouvelle commission;
– un Congrès exceptionnel avant la fin du premier semestre 2020 ainsi qu’un état des lieux en assemblée tous les deux mois pour montrer l’avancement des travaux

[TRIBUNE] « 20 après la Déclaration de Basse-Terre, formalisons notre droit à la différence  »

Le 1er décembre marquera le 20ème anniversaire de la Déclaration de Basse-Terre signée en 1999 par les Présidents des conseils régionaux de la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane.

En tant que signataire avec Lucette Michaux-Chevry et Alfred Marie-Jeanne, j’ai souhaité revenir sur cet événement marquant pour reposer les bases du débat statutaire et appeler à la formalisation d’un véritable droit à la différence pour les outre-mer.

Cliquez ici pour consulter l’intégralité de la tribune.

 

PLFSS 2020 : une avancée obtenue au Sénat sur la réforme des exonérations de charges

Mercredi 13 novembre, le Sénat a adopté grâce à la mobilisation de tous les sénateurs ultramarins un amendement de Georges PATIENT et moi-même proposant de rehausser les seuils de début et de sortie de dégressivité du régime des exonérations de charges sociales patronales.

Ainsi, pour les secteurs dits prioritaires, les exonérations seraient totales jusqu’à 2,2 SMIC puis dégressives jusqu’à 3 SMIC, en lieu et place du barème actuel fixé entre 1,7 et 2,7 SMIC.

Nous avons rappelé que cette avancée fait suite à la réforme des exonérations de charges sociales engagée l’année passée par le Gouvernement afin de compenser la suppression du CICE en Outre-mer.

En effet, les premières évaluations menées sur l’impact de cette réforme avaient démontré que certains employeurs, en particulier en Guyane, ne bénéficiaient pas d’un niveau d’exonération équivalent à l’année précédente. C’est pourquoi, le gouvernement, qui s’était engagé à réformer à périmètre constant, a concédé, à l’Assemblée nationale, un rehaussement à 2 SMIC du seuil de début de dégressivité, pour un coût non négligeable estimé à 36 millions d’euros.

Conscients que cette modification restait insuffisante pour compenser l’intégralité des pertes générées par la réforme pour les entreprises guyanaises, nous souhaitons, avec ce barème fixé par notre amendement, donner aux entreprises guyanaises les moyens de se développer, de recruter des jeunes guyanais et ainsi contribuer au rattrapage en matière d’infrastructures de base et au développement économique du territoire.

Il conviendra de défendre cette avancée à l’Assemblée nationale dans la suite du débat parlementaire.

Communiqué - PLFSS