Mon appel à Olivier Véran pour l’installation d’une unité médicale de campagne à Saint-Georges de l’Oyapock

Ce jeudi 14 mai, lors d’une audition de la Ministre des Outre-mer, Annick GIRARDIN, j’ai souhaité l’alerter sur l’impérieuse nécessité d’anticiper l’amplification attendue du foyer de contagion qui sévit actuellement dans la commune de Saint-Georges de l’Oyapock.

Le caractère transfrontalier de ce cluster et la grande porosité de notre frontière avec le Brésil commandent à mon sens une réflexion plus large qui pourrait trouver une réponse dans la mise en place d’une unité médicale de campagne comparable à celle déployée dans la région Grand Est.

A ce titre, J’ai demandé au Ministre de la Santé, Olivier Véran, d’apporter des réponses sur la situation sanitaire de Saint-Georges ainsi que sur l’opportunité d’y installer une unité médicale de campagne susceptible de répondre à la propagation attendue de l’épidémie.

Courrier_M. OLivier Veran - Situation à Saint-Georges de l'Oyapock

Covid-19 : Quelle méthode pour la réouverture de nos établissements scolaires ?

Dans son allocution du 14 avril 2020, Emmanuel Macron a annoncé que les crèches, écoles, collèges et lycées rouvriront « progressivement » à partir du 11 mai prochain.

Nous le savons, le Ministre Jean-Michel BLANQUER l’ayant lui-même indiqué, tous les établissements scolaires ne seront pas ouverts à cette date a fortiori en Guyane où l’épidémie du COVID-19 se trouve à un stade nettement moins avancé que dans l’hexagone.

C’est la raison pour laquelle, j’ai écrit officiellement au Recteur de Guyane afin de lui demander selon quelle méthodologie et échéancier la reprise des cours s’opérerait en Guyane.

Courrier_ Recteur - Covid-19 réouverture des écoles

Communiqué : les sénateurs guyanais mobilisés pour surmonter la crise du COVID-19

Alors que la Guyane entame sa troisième semaine de confinement, Georges PATIENT et moi-même nous sommes entretenus avec la Ministre des outre-mer en présence des autres parlementaire sur le dispositif sanitaire déployé ainsi que les mesures d’accompagnement prises par le gouvernement et les services de l’Etat pour surmonter la crise sanitaire du COVID-19.

Notre communiqué de presse ci-dessous :

Communiqué - Antoine Karam et Georges Patient mobilisés dans la crise

Crise sanitaire : mon échange avec Annick Girardin sur le risque de pénurie alimentaire dans les communes du Maroni

Dans le contexte de crise sanitaire que nous connaissons, j’ai souhaité interpeller la Ministre des Outre-mer afin de l’alerter sur le risque de pénurie alimentaire dans les communes du Haut-Maroni.
Je lui ai demandé un soutien fort du gouvernement aux solutions envisagées localement par les élus et la Préfecture, y compris celles mobilisant les moyens de l’armée.
En réponse, la Ministre m’a assuré de l’implication totale des services de l’Etat quant à la situation du Haut-Maroni. Elle m’a également confirmé la mobilisation d’un avion-cargo pour l’approvisionnement en denrées alimentaires.
Mon courrier du 23 mars 2020 à Annick GIRARDIN : 
Le courrier de réponse du 3 avril 2020 de la Ministre des outre-mer : 

Asile et immigration : garantir en Guyane le droit d’asile des personnes en besoin de protection manifeste

Ce mardi 28 janvier, j’ai pris part à la réunion organisée à l’initiative de l’Association des musulmans de Guyane en partenariat avec la ville de Cayenne sur la situation actuelle des demandeurs d’asile venus du Proche Orient. 

Effectivement, la Guyane enregistre depuis plusieurs mois une recrudescence des demandes d’asile de personnes originaire de Syrie et de Palestine. Il y a quelques jours seulement, ce sont près de 70 hommes, femmes et enfants d’origine syrienne qui se sont installés dans le dénuement le plus total sur la place Auguste Horth de Cayenne. En cours de procédure, ces familles qui bénéficieront selon toute vraisemblance du statut de réfugié politique subissent directement les conditions d’accueil délétères réservées aux demandeurs d’asile à Cayenne.

En réaction et dans le prolongement des débats relatifs à la loi asile et immigration votée en 2018, j’ai souhaité alerter le Ministre de l’Intérieur sur la situation actuelle en Guyane.

Si la procédure adaptée d’examen des demandes doit permettre de traiter plus rapidement les demandes illégitimes, elle ne doit en aucun cas altérer l’exercice du droit d’asile des personnes en besoin de protection réelle.

Aussi, ai-je demandé à Christophe CASTANER de me communiquer les résultats constatés de l’expérimentation en cours sur le traitement de la demande d’asile injustifiée. Enfin et surtout, je demande au gouvernement les mesures envisagées pour préserver et garantir, en Guyane, l’accueil et le droit d’asile des demandeurs en besoin manifeste de protection, notamment en ce qui concerne les conditions d’hébergement

Courrier_Christophe Castaner- conditions d'accueil des demandeurs d'asile

Congrès des élus : un appel solennel à la raison

Mardi 14 novembre, les élus de Guyane étaient réunis en Congrès, pour débattre sur le projet de société issu des travaux de la commission ad hoc et l’avenir statutaire de la Guyane.

A cette occasion, j’ai défendu une prise de position claire du Congrès pour fixer le cap d’une autonomie politique et administrative accrue.

Cependant, considérant les améliorations à apporter sur le Projet Guyane, j’ai appelé à la raison pour prendre le temps de finaliser un projet à la hauteur de l’évolution statutaire que nous souhaitons tous pour le pays Guyane.

Le Congrès a finalement adopté à l’unanimité une résolution proposant :
– que la CTG saisisse le gouvernement pour un statut « sui generis » sur la base du Projet Guyane amendé;
– la mise en place d’un groupe de travail assisté par une assistance à maitrise d’ouvrage pour accompagner la nouvelle commission;
– un Congrès exceptionnel avant la fin du premier semestre 2020 ainsi qu’un état des lieux en assemblée tous les deux mois pour montrer l’avancement des travaux

[TRIBUNE] « 20 après la Déclaration de Basse-Terre, formalisons notre droit à la différence  »

Le 1er décembre marquera le 20ème anniversaire de la Déclaration de Basse-Terre signée en 1999 par les Présidents des conseils régionaux de la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane.

En tant que signataire avec Lucette Michaux-Chevry et Alfred Marie-Jeanne, j’ai souhaité revenir sur cet événement marquant pour reposer les bases du débat statutaire et appeler à la formalisation d’un véritable droit à la différence pour les outre-mer.

Cliquez ici pour consulter l’intégralité de la tribune.

 

PLFSS 2020 : une avancée obtenue au Sénat sur la réforme des exonérations de charges

Mercredi 13 novembre, le Sénat a adopté grâce à la mobilisation de tous les sénateurs ultramarins un amendement de Georges PATIENT et moi-même proposant de rehausser les seuils de début et de sortie de dégressivité du régime des exonérations de charges sociales patronales.

Ainsi, pour les secteurs dits prioritaires, les exonérations seraient totales jusqu’à 2,2 SMIC puis dégressives jusqu’à 3 SMIC, en lieu et place du barème actuel fixé entre 1,7 et 2,7 SMIC.

Nous avons rappelé que cette avancée fait suite à la réforme des exonérations de charges sociales engagée l’année passée par le Gouvernement afin de compenser la suppression du CICE en Outre-mer.

En effet, les premières évaluations menées sur l’impact de cette réforme avaient démontré que certains employeurs, en particulier en Guyane, ne bénéficiaient pas d’un niveau d’exonération équivalent à l’année précédente. C’est pourquoi, le gouvernement, qui s’était engagé à réformer à périmètre constant, a concédé, à l’Assemblée nationale, un rehaussement à 2 SMIC du seuil de début de dégressivité, pour un coût non négligeable estimé à 36 millions d’euros.

Conscients que cette modification restait insuffisante pour compenser l’intégralité des pertes générées par la réforme pour les entreprises guyanaises, nous souhaitons, avec ce barème fixé par notre amendement, donner aux entreprises guyanaises les moyens de se développer, de recruter des jeunes guyanais et ainsi contribuer au rattrapage en matière d’infrastructures de base et au développement économique du territoire.

Il conviendra de défendre cette avancée à l’Assemblée nationale dans la suite du débat parlementaire.

Communiqué - PLFSS

Mon soutien au projet de pêche hauturière du CRPMEM Guyane

Récemment, le Comité national des pêches a émis pour la deuxième fois un avis défavorable à la demande de pêche hauturière formulée par le comité régional des pêches de Guyane.

En réaction, j’ai adressé le 12 septembre dernier un courrier au Ministre de l’Agriculture, Didier GUILLAUME, pour défendre le projet du CRPMEM Guyane.

Quelques jours plus tard, au cours d’une réunion en Ministère, j’ai défendu aux côtés des autres parlementaires guyanais le dossier. Si je prends  bonne de note de l’opposition de la commission DOM du Comité national des pêches et des élevages marins, je considère qu’une solution doit impérativement être trouvée avec les Antillais de manière à permettre cette pêche exploratoire. Il est simplement impensable que les intérêts du marché antillais puissent entraver le développement de la filière pêche en Guyane.

Pour rappel, le 25 septembre dernier, c’est un navire de pêche de Trinité-et-Tobago transportant 1162 kg de thons jaunes pêchés illégalement qui a été intercepté dans les eaux guyanaises.

Courrier_M.GUILLAUME - pêche exploratoire du thon

 

 

Débat sur la santé en Guyane : mes questions adressées au gouvernement

Ce jeudi 3 octobre, la situation sanitaire en Guyane a fait l’objet d’un débat sénatorial en séance publique. Un échange voulu par la commission des affaires sociales après nos interventions répétées lors du projet de loi santé examiné en juillet dernier au Sénat. 

Le gouvernement a ainsi répondu aux questions de l’ensemble des sénateurs et abordé plusieurs sujets parmi lesquels l’offre de soins, la coopération transfrontalière, les évacuations sanitaires, la collecte de sang,..etc.
A cette occasion, j’ai demandé des clarifications sur la stratégie du Centre Hospitalier de Territoire, créé en janvier dernier. Je l’ai également interrogé sur les perspectives de création d’un CHU en Guyane.

Limité par le cadre contraint du débat, j’ai remis au secrétaire d’Etat une copie du courrier adressé à la Ministre des Solidarité et de la Santé.
Pour conclure, j’ai pris bonne note des réponses du gouvernement concernant le CHU, évoquant notamment l’absence d’UFR de Médecine au sein de l’Université de Guyane et rappelant le principe d’autonomie des Universités. Je reste néanmoins déterminé à avancer sur ce dossier. Je me rapprocherai donc de l’Université de Guyane dans les prochaines semaines afin de consulter son Président et évaluer avec lui les possibilités d’évolution.