Grève à l’Université de Guyane : la situation des étudiants étrangers en question

L’Université de Guyane est actuellement paralysée par un mouvement de grève lancé pour dénoncer le traitement réservé aux étudiants étrangers inscrits au sein de l’Université de Guyane.

Outre les arrestations dont il font l’objet aux abords du campus, le gouvernement a annoncé il y a plusieurs semaines que les frais d’inscription pour les étudiants hors union européenne connaitraient une forte hausse à partir de la rentrée 2019-2019. De 170 euros initialement, les frais passeraient à 2770 euros en licence et de 243 à 3550 euros en master.

C’est dans ce contexte que le Député Gabriel Serville et moi-même avons écrit au Préfet de Guyane, Patrice Faure, afin de trouver une solution juste et proportionnée qui permette à l’Université de reprendre sereinement ses travaux.

De retour à Paris, je ne manquerai pas d’interroger sur le sujet, ce mercredi, la Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Frédérique Vidal.

Courrier_AK-GS_ Grève à l'université

En février dernier, j’avais déjà alerté le gouvernement la Ministre de l’Enseignement supérieur sur nécessaire prise en compte de la situation guyanaise dans l’application de cette réforme proposant d’augmenter les frais de scolarité pour les étudiants étrangers.

Courrier_Mme VIDAL - Statut étudiants étrangers Guyane

 

Au chevet du monde associatif

Ce mercredi matin, j’ai présenté en commission la proposition de loi en faveur de l’engagement associatif dont je suis le rapporteur. Ce texte vise à encourager la prise de responsabilité associative et une prise en considération de la réalité du monde associatif. Nous savons tous que les associations peinent à renouveler leurs dirigeants bénévoles. Et pour cause, aujourd’hui exercer à titre bénévole des responsabilités dans une association s’accompagne souvent de sacrifices considérables en matière professionnelle et familiale. Cela exige des compétences de tous ordres, notamment en matière de droit et de gestion. Les actes faits au nom de l’association engagent la responsabilité du dirigeant. Voté par l’Assemblée nationale il y a quelques mois, ce texte sera examiné le 6 mars au Sénat. 

Mieux protéger les étudiants étrangers de l’Université de Guyane

Face au projet du gouvernement d’augmenter les frais d’inscription à l’Université pour les étudiants étrangers, j’ai souhaité attirer l’attention de Frédérique VIDAL, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, sur les risques d’une telle mesure en Guyane.

J’ai également souhaité alerter la Ministre sur les contrôles d’identité intolérables dont les étudiants étrangers de l’UG font l’objet aux abords du campus.

Courrier_Mme VIDAL - Statut étudiants étrangers Guyane

CHK : le gouvernement confirme le désengagement du CNES

Mardi 12 février 2019, j’ai interpellé le gouvernement sur le fait que le Centre national d’études spatiales (CNES) ne verse plus sa contribution de 500 000 euros à l’ancien CMCK devenu le Centre hospitalier de Kourou (CHK). Sans cette contribution, la direction devra faire face à un casse-tête financier pour équilibrer son budget. Ce désengagement intervient quelques mois après le retrait du capital de la Simko. Loin de me satisfaire, le gouvernement persiste et signe dans ce désengagement au CHK tout en confirmant une augmentation de la participation du CNES dans d’autres domaines tels que l’éducation.

Des auditions en Guyane pour préparer le projet de loi pour une école de la confiance

Dans le cadre du projet de loi pour une école de la confiance qui sera examiné en mars prochain au Sénat, j’ai réalisé une semaine complète d’auditions pour aborder les enjeux de ce texte dans l’Académie de Guyane.

Instruction obligatoire à 3 ans, formation des enseignants, contexte plurilingue, ILM et expérimentations. De nombreux sujets méritent d’être posé pour répondre aux urgences de l’éducation en Guyane mais également valoriser notre richesse linguistique et culturelle.

J’ai ainsi eu l’occasion d’échanger avec le Recteur de Guyane, Alain Ayong le Kama mais aussi les syndicats SGEN, SNES-FSU, SNUIPP-FSU STEG-UTG et enfin l’UNSA Education. Autant de rencontres qui convergent vers un objectif, celui d’un système mieux adapté aux réalités et aux besoins de nos enfants.

Représentation et visibilité de l’outre-mer dans l’audiovisuel public

Dans le cadre de la réforme de l’audiovisuel public, le Premier ministre et la ministre de la culture ont annoncé le 19 juillet la fin, d’ici à 2020, de la diffusion de la chaîne France Ô, dont la mission serait reprise par un nouveau portail numérique en ligne dédié aux outre-mer.

Dans ce contexte, la Délégation sénatoriale aux outre-mer a décidé de mener une étude sur la représentation et la visibilité des outre-mer dans l’audiovisuel public national et a désigné M. Maurice Antiste (Martinique) et Mme Jocelyne Guidez (Essonne) rapporteurs.

Dans ce cadre, nous menons actuellement plusieurs auditions sur le sujet.

 

 

Trafic de stupéfiants en Guyane :  » Voilà le quotidien des guyanais »

Jeudi 17 janvier 2019, j’ai interrogé le gouvernement sur le trafic de stupéfiants lié aux mules provenant de Guyane.

 » Dimanche dernier, 19 kilos de cocaïne ont été retrouvés dans les bagages d’une mère et de ses enfants à l’aéroport Felix Eboué de Cayenne. Voilà le quotidien des guyanais ! […] Les autorités et les tribunaux sont aujourd’hui saturés, le trafic s’accroit considérablement, et avec lui le nombre de victimes »

Voici l’intégralité de mon intervention et la réponse de Laurent Nuñez.

Débat : « Après un an d’application, bilan et évaluation de Parcoursup »

Mercredi 16 janvier 2019, le Sénat débattait à la demande du Groupe Communiste sur le thème suivant : « Après un an d’application, bilan et évaluation de Parcoursup ».

Un an après avoir voté la loi qui acta la mise en place de cette plateforme, nous avons ainsi eu l’occasion de faire le point sur la rentrée 2018 et les améliorations d’ores et déjà prises en compte par la nouvelle version mise à disposition des futurs bacheliers.

Bonne année 2019 !


Chers amis,
L’année qui vient de s’achever aura une nouvelle fois été marquée par des épisodes climatiques sans précédent : séismes, sécheresses, incendies, inondations et ouragans ; la Terre se réchauffe considérablement. J’ai évidemment une pensée pour les victimes des drames qui ont récemment touché l’Indonésie mais aussi la France et son département de l’Aude. Ces catastrophes restent gravées dans nos mémoires et démontrent combien il nous faut agir et préserver notre planète, ce bien commun que nous empruntons à nos enfants.
Engager chaque territoire sur le chemin d’un développement économique durable crédible, là est le défi de notre siècle. En Guyane, plus qu’ailleurs, nous devons définir sous quelles conditions environnementales et sociales nous sommes prêts à autoriser l’exploitation et la valorisation de nos ressources naturelles.
Dans ce monde également troublé par les conflits et les crises économiques et sociales, que cette nouvelle année soit synonyme de solidarité et de réconciliation.
Solidarité, bienveillance et humanité à l’égard des plus démunis et de ceux qui souffrent.
Réconciliation et tolérance entre nous, citoyennes et citoyens, car seule la voie du dialogue et du compromis permettent à une société d’avancer dans l’unité et la fraternité.
Mes voeux de bonheur, de santé et de réussite les plus chaleureux aux guyanaises et guyanais, à toutes celles et ceux qui croient en leur péyi, en sa capacité à prendre en main son destin pour construire dans le respect de chacun – avec sérénité et détermination – un avenir ambitieux, un avenir qui leur ressemble.
Belle et heureuse année 2019 !

Permis de chasser en Guyane : les élus de Guyane demandent un moratoire

Samedi 1er décembre 2018, les premières assises de la Chasse ont été organisée par la Collectivité Territoriale de Guyane. La résolution adoptée a été transmises par l’ensemble des élus de Guyane au Premier ministre. 

Des assises pour exprimer la volonté des chasseurs

j’ai eu le plaisir de participer à ces assises qui ont vu les interventions successives des chefs coutumiers, chasseurs et citoyens pour échanger une journée entière sur les contours de cette pratique ancestrale sur notre territoire.

Ce fut également l’occasion de mettre au jour certaines incompatibilités du permis de chasser actuellement mis en place en Guyane.

En assumant pleinement ma part de responsabilité dans ce dossier, j’ai participé aux débats aux côtés du Président de la CTG, des parlementaires, des Maires de Guyane ainsi que des chasseurs, pour aboutir à une résolution acceptée par tous.

Les élus de Guyane demandent un moratoire au Premier ministre

Suite à l’adoption par l’assemblée de la CTG de la résolution issue des Assises, les élus de Guyane – Présidents de la CTG et de l’AMG ainsi que parlementaires – ont écrit au Premier ministre, Edouard PHILIPPE, afin de lui demander officiellement un moratoire sur l’application du permis de chasser en Guyane.

Il nous faudra ensuite élaborer avec les associations de chasseurs un dispositif pleinement adapté aux défis associés à la pratique de la chasse en Guyane.

Vous trouverez le courrier ci-dessous :

Courrier des élus de Guyane au Premier ministre_ Demande de moratoire sur le permis de chasser