Mes voeux pour 2017

Chers amis,

2017 sera une année importante, pour la France et la Guyane.

Je souhaite que cette nouvelle année soit positive et qu’elle vous donne, à tous, confiance en l’avenir.

Pour cela, je continuerai à me battre pour le développement de notre territoire. Créer des emplois pour nos jeunes, favoriser la croissance de nos entreprises et accompagner la réalisation des projets innovants.

Pour cela, je travaillerai aux côtés de tous les élus et des services de l’Etat pour mettre en oeuvre les solutions qui éradiqueront ce fléau qu’est l’insécurité. Face aux immenses défis démographiques, économiques et sociaux que la Guyane doit relever, nous devons unir toutes nos forces. Au delà des clivages partisans, l’urgence de la situation nous impose à nous, élus guyanais, de travailler ensemble en bonne intelligence pour converger vers l’intérêt général, celui de notre pays la Guyane.

C’est le sens du travail que j’ai engagé et que je souhaite poursuivre avec tous les guyanais.

Pour tout cela, je resterai disponible et à votre écoute. J’aurai à cœur de faire vivre les valeurs guyanaises empreintes d’égalité, de solidarité et d’entraide.

Après les épreuves traversées en 2016, je forme enfin des vœux de fraternité.

Mes chers compatriotes, je fais miens les mots de Jean Jaurès : « Il ne faut avoir aucun regret pour le passé, aucun remords pour le présent, et une confiance inébranlable pour l’avenir.”

Je vous souhaite à toutes à et tous une bonne et heureuse année 2017 !

Antoine KARAM

Egalité réelle : la droite sénatoriale refuse la séparation de l’Eglise et de l’Etat en Guyane

Lors de l’examen par le Sénat du Projet de loi Egalité réelle outre-mer, la droite sénatoriale a rejeté mon amendement portant sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat en Guyane.

Retrouvez ici mon communiqué de presse :

Mesdames, Messieurs,

Antoine KARAM regrette que le Sénat ait refusé d’acter la séparation de l’Eglise et de l’Etat en Guyane dans le projet de loi relatif à l’égalité réelle outre-mer.

Par le produit de l’histoire, la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l’État n’a pas été rendue applicable en Guyane. Cette situation a pour conséquence que la rémunération des prêtres catholiques constitue une dépense obligatoire pour la collectivité territoriale de Guyane.

L’amendement du Sénateur, inspiré de sa proposition de loi, proposait ainsi de mettre fin à cette situation, à compter du 1er janvier 2018, afin que les conditions de la rémunération des prêtres catholiques en Guyane ne soient dorénavant plus dérogatoires au droit commun.

Avec 185 votes « contre » et 156 « pour », le Sénat s’est opposé à cette évolution vers plus de laïcité.

Pourtant, le climat en Guyane n’a jamais semblé aussi favorable au changement, Monseigneur Lafont considérant lui même : « le temps est venu pour que l’Eglise prenne en charge sa vie toute entière en Guyane ».

Le Sénateur est donc très surpris que la droite ait décidé de s’y opposer, invoquant une question trop sérieuse pour être réglée dans ce projet de loi.

Encore une fois, on demande à la Guyane d’attendre que la République soit prête à faire ce pas, plus d’un siècle après la loi de 1905.

Antoine KARAM prend acte de ce vote et compte bien relancer prochainement le débat au Sénat en menant à son terme la navette parlementaire de sa proposition de loi déposée en mai 2015.

Antoine KARAM

 

Egalité réelle : un permis de chasser en Guyane pour mieux contrôler la circulation d’armes à feu

Lors de l’examen par le Sénat du Projet de loi Egalité réelle outre-mer, j’ai obtenu l’adoption d’un amendement visant à instaurer le permis de chasser en Guyane.

Retrouvez ici mon communiqué de presse :

Mesdames, Messieurs,

Antoine KARAM se satisfait de l’adoption, dans le cadre de l’examen en séance publique du projet de loi relatif à l’égalité réelle outre-mer, de son amendement proposant l’instauration d’un permis de chasser en Guyane.

Cet amendement est le fruit d’un long travail mené avec les associations de chasseurs dont le Sénateur tiens à saluer la disponibilité et l’esprit constructif.

Pour rappel, la Guyane ne dispose d’aucune législation sur la chasse. Par conséquent, il s’agit du seul territoire de la République où l’achat d’armes de chasse est possible sur simple présentation d’une carte d’identité.

Si une réglementation complète semble aujourd’hui prématurée, un consensus a émergé sur la nécessité d’instaurer un permis de chasser de manière à mieux contrôler la détention et la circulation d’armes sur le territoire guyanais dans cette période d’extrême insécurité.

Dans le détail, ce permis sera délivré, pendant une période transitoire de trois ans, sans conditions et gratuitement à tous les chasseurs majeurs en situation régulière de séjour sur le territoire guyanais justifiant d’une pratique antérieure attestée par le maire de la commune du domicile ou du lieu de chasse assisté des autorités coutumières et des associations de chasseurs.

Antoine KARAM veillera à ce que cette disposition soit préservée dans la suite de la navette parlementaire.

Antoine KARAM

Egalité réelle : le Sénat rétablit des mesures de luttes contre l’orpaillage illégal

 

Lors de l’examen par le Sénat du Projet de loi Egalité réelle outre-mer, je suis intervenu en séance pour rétablir plusieurs mesures de lutte contre l’orpaillage illégal, affaiblies ou supprimées en commission.

Retrouvez ici mon communiqué de presse :

Mesdames, Messieurs,

Antoine KARAM se félicite de l’adoption, dans le cadre de l’examen en séance publique du projet de loi relatif à l’égalité réelle outre-mer, de 3 amendements rétablissant les mesures votées à l’Assemblée Nationale sous l’impulsion de la Députée Chantal Berthelot.

En effet, lors de l’examen en commission, le rapporteur Mathieu Darnaud (LR), avait souhaité modifier une de ces dispositions et supprimer les deux autres à titre conservatoire.

Le Sénateur Antoine KARAM, a défendu en séance, avec le soutien du gouvernement et de ses collègues socialistes, des amendements visant à rétablir ces mesures. Ses explications ont contribué à dissiper les doutes constitutionnels soulevés par le rapporteur et ont ainsi permis le rétablissement de ces dispositions essentielles dans la lutte contre l’orpaillage illégal.

Dans le détail, l’article 29 bis a été réécrit par le gouvernement sans porter atteinte au fond. Il confère ainsi aux officiers de police judiciaire, ainsi qu’aux agents de police judiciaire dans le seul cadre du dispositif de lutte contre l’orpaillage illégal en Guyane, le pouvoir de procéder à des confiscations et destructions de biens ayant servi à une exploitation minière illégale.

Dans le même esprit, l’article 29 ter propose d’étendre les pouvoirs de constatation des infractions au code minier aux inspecteurs de l’environnement et aux agents du Parc amazonien de Guyane (PAG), sur ce territoire protégé.

L’article 30 a enfin été rétabli par un amendement du Sénateur. Il prévoit des restrictions, sur l’ensemble du territoire guyanais, aux conditions de détention et d’utilisation des matériels et substances utilisés dans l’activité minière illégale en Guyane.

Le développement de cet arsenal juridique doit contribuer, en complément des opérations militaires, à mieux lutter contre l’orpaillage illégal, véritable fléau environnemental, sanitaire et social.

Antoine KARAM

 

Réaction au déplacement de Marine Le Pen en Guyane

Les quatre parlementaires guyanais s’offusquent de la venue en Guyane de la présidente du Front National, dont les discours racistes, xénophobes, sexistes et homophobes sont autant de poisons menaçant les équilibres sociaux et culturels que les Guyanais ont su construire au fil de l’Histoire.

Ils rappellent que malgré un discours d’apparence plus policé, le Front National n’est pas et ne sera jamais la réponse aux difficultés rencontrées par les Guyanais. Bien au contraire, il fragmente, divise et fissure profondément la société.

La politique de la peur, du rejet de l’autre et du repli sur soi ne doit pas prendre le pas sur les principes d’égalité, de liberté et de fraternité qui motivent notre action collective.

L’idéologie de ce parti politique n’a pas sa place en Guyane, dont les valeurs ont toujours été empreintes de tolérance, de solidarité, d’échange et de partage.

Ils ne supportent pas l’idée que cette candidate vienne, avec l’assentiment de certains responsables politiques guyanais, instrumentaliser les difficultés de notre territoire dans l’unique but de diviser et servir ses intérêts purement électoraux.

Les quatre parlementaires appellent ainsi tous les Guyanais à résister aux sirènes et chimères du populisme et à s’unir pour faire reculer ces idéologies dangereuses pour notre vivre ensemble.

Chantal BERTHELOT,  Députée

Gabriel SERVILLE, Député

Antoine KARAM, Sénateur

Georges PATIENT, Sénateur

Pacte d’avenir pour la Guyane

Motion des parlementaires guyanais

Avec une démographie sans équivalent dans une autre portion du territoire national, avec un PIB par habitant qui se situe à seulement 50,4 % de la moyenne nationale et avec 39 homicides sur les premiers mois de 2016, la Guyane est confrontée à une situation d’urgence.

Ces constats pris parmi bien d’autres traduisent la réalité d’un territoire qui nécessite une intervention massive des collectivités publiques au premier rang desquelles l’État pour l’aider à faire face à son destin.

L’annonce, le 13 décembre 2013 du Pacte pour l’Avenir de la Guyane qui a été faite par le Président de la République a été perçue par l’ensemble des acteurs publics ou privés comme un immense espoir et comme l’engagement de l’État à définir avec la CTG et les élus de Guyane, dans un document partagé, les priorités qui structureront l’action des collectivités publiques, au cours des 15 prochaines années (l’État, la CTG et les autres collectivités guyanaises).

Ce document doit avant tout être de nature politique et doit fixer un cap. Dans les domaines essentiels que sont les infrastructures, l’éducation, la santé, la sécurité, le développement économique, l’environnement, et la coopération régionale, il doit constituer pour l’avenir et, quelle que soit la couleur politique du Gouvernement, le cadre dans lequel s’inscrit le partenariat entre l’État et les élus de Guyane. C’est pourquoi les parlementaires guyanais, au nom des urgences qui s’expriment notamment sur le terrain de la sécurité des personnes et des biens, appellent à une adoption rapide de ce Pacte, afin que les premières mesures opérationnelles prévues puissent être rapidement mises en place dans le cadre des lois de finances pour 2017.

Depuis 2014, de nombreux échanges et discussions entre le Gouvernement, la CTG et les parlementaires ont permis de faire émerger des propositions exprimées par l’ensemble des élus. Un document de conciliation entre les parties concernées est en cours de finalisation.

Nous demandons à la Ministre des Outre-mer, au Premier Ministre et au Président de la République de réunir les acteurs concernés dans les meilleurs délais et créer les conditions d’une signature du Pacte dans les tous prochains jours.

Nous souhaitons, à l’heure où les engagements du Chef de l’État doivent se concrétiser, que la mobilisation de tous les acteurs de ce dossier soit à la hauteur des défis que la Guyane doit relever.

Chantal BERTHELOT, Députée de Guyane
Antoine KARAM, Sénateur de Guyane
Georges PATIENT, Sénateur de Guyane
Gabriel SERVILLE, Député de Guyane

Hommage à Paul VERGES

Mesdames, Messieurs,

C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris le décès à l’âge de 91 ans de Paul VERGES, figure emblématique de la politique réunionnaise.

Je tiens à saluer la mémoire de ce grand militant, leader incontesté du Parti communiste réunionnais qu’il a fondé en 1959. Cet homme a consacré toute sa vie à l’engagement politique depuis sa première élection en 1955 comme conseiller général.

J’ai eu la chance de côtoyer Paul VERGES, d’abord comme Président de Région, puis au Sénat dont il était le doyen. Je garde le souvenir d’un visionnaire extraordinaire qui portait une grande ambition pour la société réunionnaise.

Tous deux autonomistes, nous partagions le goût de la lutte contre les inégalités et les injustices. Parmi ses combats, je me souviens plus particulièrement de son engagement précurseur pour la protection de la planète contre le réchauffement climatique. Il laisse d’ailleurs une empreinte majeure sur les discussions que partage actuellement le globe dans le cadre de la COP22 à Marrakech.

Jusqu’à son dernier souffle, Paul VERGES a continué à nous faire part de sa vision et influencer les débats politiques. La voix de ce tribun résonnera à jamais dans nos esprits.

J’adresse à sa famille et à ses proches mes condoléances les plus sincères.

Décès de Patrice CLET

Mesdames, Messieurs,

C’est avec une immense tristesse que j’ai appris la mort de Patrice CLET, tué par balle au cours d’un cambriolage à son domicile ce mardi 8 novembre dans la soirée.

La Guyane perd un homme de grande valeur que j’ai d’abord accueilli le 13 décembre 2002 comme technicien stagiaire au sein de l’exécutif régional pour le côtoyer ensuite en tant que conseiller général du canton de Sinnamary. Secrétaire général adjoint du parti Walwari, il était un homme politique de conviction et de consensus, toujours engagé au service de la jeunesse et de ce territoire qu’il aimait tant.

Mes pensées les plus émues vont à ses proches, en particulier à sa femme et ses trois enfants.

A la tristesse se joignent l’inquiétude et la colère puisque ce crime vient douloureusement nous rappeler les heures sombres que connaît la Guyane depuis trop longtemps.

Le Ministre de l’Intérieur, Bernard CAZENEUVE, et le Garde des Sceaux, Jean-Jacques URVOAS, recevront ce jour les parlementaires guyanais pour évoquer ce drame.

Nous exigeons que des réponses immédiates soient apportées par le gouvernement en soutien des mesures annoncées début octobre par le Ministre de l’Intérieur lors de sa visite.

Le rétablissement de la sécurité en Guyane est une priorité. L’Etat doit déployer les moyens nécessaires pour protéger les guyanais et éviter que de tels drames se reproduisent.