Permis de chasser en Guyane : les élus de Guyane demandent un moratoire

Samedi 1er décembre 2018, les premières assises de la Chasse ont été organisée par la Collectivité Territoriale de Guyane. La résolution adoptée a été transmises par l’ensemble des élus de Guyane au Premier ministre. 

Des assises pour exprimer la volonté des chasseurs

j’ai eu le plaisir de participer à ces assises qui ont vu les interventions successives des chefs coutumiers, chasseurs et citoyens pour échanger une journée entière sur les contours de cette pratique ancestrale sur notre territoire.

Ce fut également l’occasion de mettre au jour certaines incompatibilités du permis de chasser actuellement mis en place en Guyane.

En assumant pleinement ma part de responsabilité dans ce dossier, j’ai participé aux débats aux côtés du Président de la CTG, des parlementaires, des Maires de Guyane ainsi que des chasseurs, pour aboutir à une résolution acceptée par tous.

Les élus de Guyane demandent un moratoire au Premier ministre

Suite à l’adoption par l’assemblée de la CTG de la résolution issue des Assises, les élus de Guyane – Présidents de la CTG et de l’AMG ainsi que parlementaires – ont écrit au Premier ministre, Edouard PHILIPPE, afin de lui demander officiellement un moratoire sur l’application du permis de chasser en Guyane.

Il nous faudra ensuite élaborer avec les associations de chasseurs un dispositif pleinement adapté aux défis associés à la pratique de la chasse en Guyane.

Vous trouverez le courrier ci-dessous :

Courrier des élus de Guyane au Premier ministre_ Demande de moratoire sur le permis de chasser

Lutte contre les squats : entendre l’exaspération de la population et agir plus rapidement

Mardi 20 novembre, j’ai interrogé M. Laurent Nunez, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Intérieur sur le problématique des squats.

Il m’a confirmé que le Préfet disposerait, dans le cadre de la loi ELAN, de pouvoirs élargis pour intervenir plus efficacement. Il faut impérativement agir plus rapidement sur ces sites qui, des mois durant, génèrent un climat d’insécurité inacceptable dans certains quartiers.

« Je vous demande d’entendre l’exaspération, la peur même de ces femmes et ces hommes qui ne peuvent admettre que l’on puisse laisser perdurer des années durant de telles situations d’insécurité »

PLFSS 2019 : rétablissement des aides existantes pour les entreprises guyanaises

Mardi 13 novembre, le Sénat examinait l’article 8 du projet de financement de la sécurité sociale pour 2019 qui prévoit notamment la mise en place d’un dispositif d’exonération de charges sociales pour les entreprises d’outre-mer. 

Georges Patient et moi-même nous sommes mobilisés pour défendre les entreprises guyanaises lésées par ce nouveau régime pourtant censé leur apporter une aide équivalente.

Nous avons ainsi obtenu le rétablissement du dispositif actuel dans l’attente des adaptations nécessaires dans la suite de la navette parlementaire, voire du prochain projet de financement de la sécurité sociale pour 2020.

CP_PLFSS - Rétablissement des aides pour les entreprises de Guyane-2

La Déclaration de Basse-Terre, 19 ans plus tard

Vendredi 9 novembre, j’ai participé à la rentrée solennelle de l’Université des Antilles en la présence d’Ary Chalus pour évoquer avec Alfred MARIE-JEANNE la Déclaration de Basse-terre que nous avons tous les deux signée le 1er décembre 1999.

Que reste-t-il de cette déclaration aujourd’hui ?

Nous sommes tous les deux d’accord, la question statutaire n’a jamais été autant d’actualité.

Nous parlons sans cesse du développement économique de nos territoires mais j’en suis convaincu, la question reste fondamentalement politique.

Pubblicato da Antoine Karam su Sabato 10 novembre 2018

Mon soutien à la proposition de loi visant à reconnaître les proches aidants

Jeudi 25 octobre, le Sénat examinait la proposition de loi de ma collègue Jocelyne GUIDEZ, visant à favoriser la reconnaissance des proches aidants : un enjeu social et sociétal majeur.

Depuis 9 ans, chaque 6 octobre est dédié aux personnes aidantes. Cette journée est l’occasion de reconnaître les millions d’anonymes qui accompagnent au quotidien un.e proche malade ou handicapé.e, et qui, par leur implication et leur engagement, sont les moteurs d’une société plus solidaire et plus humaine.

Lors de l’examen au Sénat, j’ai porté le badge du Collectif Je T’aide – Journée Nationale des Aidant·e·s afin de manifester mon soutien à ces personnes dévouées. J’ai voté favorablement ce texte qui vise à reconnaitre leur statut, à les épauler dans leur mission et leur apporter le soutien qui leur est dû.

Lutte contre les squats: mieux protéger les propriétaires et les riverains

Depuis plusieurs années, la Guyane et Cayenne en particulier sont touchées par une prolifération de l’habitat informel et des occupations illicites. Il y a quelques jours, c’est une nouvelle affaire de squat qui a agité l’actualité.

Aussi, j’ai d’abord tenu à exprimer mon soutien aux riverains touchés, et plus particulièrement à Maître ROBO CASSILDE suite à la menace de mort dont elle a fait l’objet. Nous devons tous mesurer rare la gravité de ces faits d’une rare violence.

J’ai ensuite souhaité alerter une nouvelle fois le Ministre de l’Intérieur sur cette situation inacceptable afin de l’interroger  sur l’application de la future loi ELAN. Je lui demande ainsi si les dispositions prévues relatives aux quartiers d’habitat informel et à la lutte contre l’habitat indigne en Guyane et à Mayotte permettront de mieux lutter contre ces squats qui causent de graves troubles à l’ordre public.

Nous devons mieux protéger les propriétaires et les riverains exposés, premières victimes des nuisances liées aux occupations illicites.

Courrier_M.COLLOMB - Lutte contre les squats en Guyane

Hommage à Léopold Héder : Itinéraire d’un homme libre

Le 9 juin 2018, la fille, les petits enfants et les partenaires politiques de Léopold Héder ont organisé à Montsinéry-Tonnégrande une commémoration à l’occasion du 100ème anniversaire de sa naissance et du 40ème anniversaire de son décès.

J’ai le plaisir de vous présenter ici le discours que j’ai prononcé lors de cette manifestation afin de rendre hommage à ce responsable politique incontournable dans l’histoire de la Guyane.

Bonne lecture à tous !

Asile, immigration et intégration : mieux prendre en considération la situation migratoire de la Guyane

Mardi 26 juin, le Sénat a adopté le projet de loi pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie. J’ai voté contre ce texte considérablement durci par la droite sénatoriale et qui porte atteinte à des principes fondamentaux du droit d’asile.

Considérant que les outre-mer était insuffisamment traités dans ce projet de loi, j’ai insisté dans les débats sur la nécessité de mieux prendre en considération, à travers des mesures spécifiques, les pressions migratoires extraordinaires qui s’exercent depuis de nombreuses années en Guyane et à Mayotte poussant le système d’accueil et d’intégration au bord de l’asphyxie.

Asile et immigration en Guyane : un droit à la différenciation pour accélérer les délais de traitement et baisser l’attractivité du territoire pour les demandeurs d’asile illégitimes

C’est pourquoi, j’ai appelé l’attention du gouvernement et de la Haute Assemblée sur un état de fait : le droit d’asile est aujourd’hui dévoyé en Guyane au seul bénéfice des filières d’immigration clandestine qui prospèrent au détriment de femmes et d’hommes attirés par l’espoir d’une vie meilleure.

Je défends un droit à la différenciation pour apporter une solution efficace en Guyane. Il soutient l’accélération des délais de traitement prévue aussi bien par ce projet de loi que par le « décret Guyane » tout en insistant sur la nécessité d’aller plus loin sur le front du revenu de solidarité active (RSA) notamment avec le conditionnement de l’accès à 15 ans de résidence sur le territoire et la démonétisation ; mais aussi en matière de coopération sanitaire avec les pays voisins.

Pour autant, alors même que les délais d’instruction se voient accélérés et que l’actuel manque de solution d’hébergement génère une prolifération de l’habitat informel, Antoine KARAM a insisté sur la nécessité de garantir un accueil digne et humain aux demandeurs d’asile en Guyane avec de meilleures conditions d’hébergement et d’interprétariat.

Adoption de 2 amendements visant à mieux prendre en compte les situations migratoires des outre-mer

Dans le débat, j’ai obtenu l’adoption de deux amendements qui seront, je l’espère, préservés dans la suite du débat parlementaire.

Le premier vise à inclure, pour une information exhaustive, les chiffres de l’outre-mer, spécialement de Mayotte et la Guyane, dans le rapport annuel sur les politiques d’asile et d’immigration. Le second prévoit que des élus ultramarins soient associés aux travaux du conseil d’administration de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) qui gère notamment l’accueil des demandeurs d’asile et des réfugiés.

Elections européennes : mieux prendre en compte les outre-mer

Le Sénat a adopté, après l’Assemblée Nationale, le projet de loi qui rétablit une circonscription nationale unique aux élections européennes, mettant ainsi fin au découpage en 8 euro-circonscriptions.

Plusieurs élus ont accusé ce texte de porter atteinte à la représentation des outre-mer en supprimant une circonscription ultramarine qu’ils jugent indispensable.

Avec mon collègue Georges Patient, nous avons choisi de ne pas nous opposer à ce texte qui met fin à une circonscription outre-mer imparfaite.

Communiqué - Circonscroption unique aux européennes

 

 

Débat : Faire des études de médecine un moyen d’action contre la désertification médicale

Un débat sur les perspectives pour les études de médecine

Ce jeudi 5 avril, à la demande du groupe Rassemblement Démocratique et Social Européen (RDSE), le Sénat a débattu sur le thème « Quelles perspectives pour les études de médecine ? »

J’ai profité de cette occasion pour interroger la Ministre des Solidarités et de la Santé sur la manière dont le gouvernement entend lutter par les études de médecine contre la désertification médicale outre-mer et en Guyane en particulier.

Faire des études de médecine un moyen d’action contre la désertification médicale en Guyane

Aujourd’hui, seule la première année de médecine est dispensée au sein de l’Université de Guyane pour un numerus clausus extrêmement restreint.  des efforts sont faits pour améliorer l’attractivité de la Guyane pour les médecins, je favorable à ce que nous développions nos structures hospitalières et universitaires de manière à former davantage de professionnels de santé voués à exercer sur notre territoire.

Ci-dessous ma question à Agnès BUZYN, Ministre des Solidarités et de la Santé