Réserve parlementaire : 5 communes guyanaises bénéficiaires en 2016

 

En début d’année, après le vote du budget, une enveloppe budgétaire appelée ‘Réserve parlementaire » est allouée à chaque sénateur. Cette dotation ne peut être versée qu’aux collectivités, sur des projets d’investissement. Ainsi, chaque année, Antoine KARAM reçoit des demandes qu’il transmet au Ministère de l’Intérieur, chargé de l’examen des dossiers et du versement de la subvention.

Vous trouverez ci-dessous le communiqué du sénateur détaillant l’utilisation de sa réserve parlementaire pour 2016. Vous pouvez également consulter ici les tableaux récapitulatifs des fonds octroyés au titre de la réserve parlementaire pour chaque année.

Communiqué - Réserve parlementaire 2016

 

Académie de Guyane : engager une évolution structurelle plus favorable à la stabilité du Rectorat

J’ai adressé un nouveau courrier à Mme Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche pour demander une évolution structurelle de l’Académie Guyane plus favorable à sa stabilité.

Retrouvez, le courrier que je lui ai adressé.

Cayenne, le 11 janvier 2017

Madame la Ministre,

Suite à la démission de M. Youssoufi TOURE du poste de Recteur de l’Académie de Guyane, je vous ai fait part, par courrier en date du 4 janvier 2017, de mes inquiétudes quant au turnover important qui touche ce poste stratégique.

Vous le savez, depuis sa création, la gouvernance de l’académie suscite de nombreuses interrogations aussi bien au sein du corps enseignant que des parents d’élèves. Neuf recteurs se sont en effet succédés au cours de ses 20 années d’existence, soit un changement tous les 27 mois en moyenne.

Je tiens a rappeler qu’à l’instar des trois autres académies mono-départementales d’outre-mer, la Guyane ne dispose d’aucun poste consacré à la fonction de Directeur académique des services de l’éducation nationale (DA-SEN). Seul un directeur académique adjoint des services de l’éducation nationale (DAA-SEN) assiste le Recteur, assumant de fait les rôles de DA-SEN et de Chancelier des Universités.

Pourtant, la situation de la Guyane avec d’une part, une géographie atypique et une croissance démographie exceptionnelle, et d’autre part, la mise en place de la nouvelle Université de Guyane, appelle une évolution structurelle plus favorable à la stabilité de l’académie.

Faisant lui-même ce constat, Jean-Yves DANIEL, alors doyen de l’inspection générale de l’Éducation nationale (Igen), avait préconisé en 2015 d’engager une réflexion plus aboutie sur la gouvernance et le schéma organisationnel de cette académie. Dans cet esprit, il proposait de faire évoluer l’Académie de Guyane sur le modèle de celles de l’hexagone. Placé sous l’autorité du Recteur, Chancelier des Universités, un véritable DA-SEN pourrait ainsi mettre en œuvre la stratégie académique organisant l’action éducatrice dans les écoles, les collèges et les lycées du territoire. Dans le prolongement de son action, un DAA-SEN pourrait quant à lui concentrer son action sur la zone de Saint-Laurent-du-Maroni qui, faut-il le rappeler, devrait compter 135 000 habitants d’ici 2030.

Madame la Ministre, je suis convaincu qu’une telle évolution, intégrant des fonctionnaires d’expérience disposant d’une bonne connaissance du contexte local, serait de nature à stabiliser et pérenniser l’action académique.

Aussi, je vous prie de porter une attention particulière à cette proposition qui poursuit un objectif commun, celui de tourner l’institution scolaire vers le progrès, toujours au service de nos enfants et de leur épanouissement.

Sachant pouvoir compter sur votre engagement, je vous prie de bien vouloir agréer, Madame la Ministre, l’expression de ma plus haute considération.

Antoine KARAM

Encourager la nomination d’un Guyanais comme Recteur de l’Académie de la Guyane

J’ai adressé un courrier à Mme Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche suite à la démission du Recteur de l’Académie de Guyane, M. Youssoufi Touré. Retrouvez, le courrier que je lui ai adressé.

Madame la Ministre,

Créée le 1er janvier 1997, l’Académie de Guyane célèbre malheureusement son vingtième anniversaire avec la démission, après seulement 9 mois d’exercice, de son Recteur M. Youssoufi TOURE.

Au delà des raisons motivant cette décision, ce départ pose avec acuité la question des nominations à ce poste éminemment stratégique.

Vous le savez, la démographie et l’immigration croissantes, la diversité culturelle et la géographie du territoire guyanais font du système éducatif un levier primordial de développement. Pour cette raison, vous avez d’ailleurs décidé de placer l’intégralité du territoire académique de Guyane – sauf un collège et six écoles – en « éducation prioritaire renforcée » (REP+).

Dans un tel contexte, vous conviendrez que le rôle du recteur d’académie, chargé d’assurer les missions relatives au contenu et à l’organisation de l’action éducatrice, est déterminante.

Pourtant, nous constatons en pratique que le turnover important et le temps d’adaptation considérable qu’induit la mise en place d’un nouveau recteur nuisent terriblement à l’efficacité de la politique éducative en Guyane.

Ces dernières années, syndicats et élus ont en effet souvent déploré que la fonction de recteur ne soit jamais occupée plus de deux ans. Pour rappel, 9 recteurs se sont succédés à la tête de l’Académie depuis sa création. De plus, non seulement les personnes nommées pâtissent d’un manque de connaissance de la Guyane et de ses composantes mais y arrivent quasi-systématiquement pour prendre leur premier poste de recteur.

Ce manque d’expérience rallonge alors inévitablement leur temps d’adaptation tandis que l’urgence en matière d’éducation est permanente en Guyane. Il faut le rappeler, en seulement 9 mois, Youssoufi TOURE a été confronté à la crise du REP+, au suicide d’un enseignant de Saint-Laurent-du-Maroni et plus récemment aux manifestations d’enseignants et d’agents.

Cette situation doit nous interroger sur la stratégie que nous portons pour le territoire. Nous ne pouvons pas d’un côté donner des moyens REP+ à nos établissements et de l’autre mettre à la tête de l’Académie des recteurs de passage inexpérimentés.

Aussi, fort des engagements du Président de la République en faveur d’une haute administration plus représentative du bassin de vie qu’elle administre, je vous demande d’accorder une attention toute particulière à ces aspects lors des prochaines nominations en proposant, à compétences égales, un guyanais disposant d’une bonne compréhension du contexte local.

En mars 2016, le Conseil des Ministres, a nommé un Réunionnais, Monsieur Velayoudom MARIMOUTOU, comme Recteur de l’Académie de La Réunion conformément aux engagements pris avec l’ancienne députée, désormais Ministre des Outre-mer, Ericka BAREIGTS, et le Conseil Représentatif des Français d’Outre-Mer (CREFOM).

Cette nomination est un formidable signal dans notre combat commun pour l’égalité réelle; car, malgré les compétences et la connaissance du territoire, reconnue aujourd’hui comme pouvant être un atout majeur pour l’exercice des missions outre-mer, trop de postes échappent encore aux ultramarins, et en particulier aux guyanais.

Sachant pouvoir compter sur votre engagement au service de l’éducation sur le territoire national, je vous prie de bien vouloir agréer, Madame la Ministre, l’expression de ma plus haute considération.

Antoine KARAM

Inauguration officielle de l’Université de Guyane

Ce mercredi 9 mars 2016 J’ai participé à l’inauguration officielle de l’Université de Guyane en présence de Thierry Mandon, secrétaire d’Etat de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Un pôle d’excellence au service de notre Pays.

J’ai effectué une communication afin d’informer l’auditoire sur la création de notre université :  » la volonté politique des élus guyanais, des années 90 au 1 janvier 2016″.

L’Université de Guyane est appelée à devenir ce lieu où la société guyanaise va se penser et se renouveler. J’en suis convaincu …

La réussite pour tous

La croissance exceptionnelle de la population guyanaise pose un défi considérable en matière d’éducation et de formation. La Région Guyane a décidé de relever ce défi, qui constitue également une chance pour l’avenir du territoire. L’accompagnement des lycéens tout au long de leurs études fait partie des missions mais aussi des priorités de la Région. Notre objectif : promouvoir l’égalité des chances et faciliter la réussite de tous afin d’offrir à chacun un emploi pour demain.

Construction de nouveaux lycées, rénovation et équipement des établissements existants, soutien aux familles, partenariats avec les acteurs régionaux de l’éducation pour élargir l’horizon des jeunes… sont autant d’initiatives que la Région poursuit depuis plusieurs années. Pour être à la hauteur de ses engagements, la Région a choisi de consacrer un tiers de son budget annuel à l’éducation et à la formation, soit plus de 50 millions d’euros.

En savoir plus…