Ecole de la confiance : des mesures spécifiques pour relever le défi de l’éducation en Guyane

Du 14 au 17 mai, le Sénat examinait le projet de loi pour une école de la confiance présentée par le Ministre de l’Education nationale et de la jeunesse, Jean-Michel BLANQUER, en faveur d’une élévation du niveau général des élèves et d’une école plus juste. 

Plusieurs amendements spécifiques à la Guyane ont été adoptés.

D’abord, l’amendement rétablissant l’obligation de représentation des outre-mer sur toutes les cartographies de la France affichées dans les salles de classes a été adopté à l’unanimité.

Ensuite, dans le cadre de la création des Instituts Nationaux Supérieurs du Professorat et de l’Education, le Sénat a accepté un amendement visant à mieux prendre en compte les enjeux du plurilinguisme et de la scolarisation des enfants allophones dans la formation des enseignants exerçant dans les académies d’outre-mer.

Enfin, tout en soulignant la portée résolument sociale de l’abaissement à 3 ans de l’instruction obligatoire, j’ai défendu un principe de réalité pour son application en Guyane. Les infrastructures scolaires étant soumises à une forte pression démographique, les élus ont régulièrement exprimé leur souhait de pouvoir construire des écoles selon des délais et un coût réduit.

Dans cet esprit, le Sénat a adopté à l’unanimité une expérimentation de 7 ans durant laquelle les communes guyanaises pourront déroger à certaines règles de construction et de commande publique pour la construction d’écoles maternelles et élémentaires. Elles pourront ainsi recourir à la procédure de conception-réalisation, aujourd’hui autorisée pour un nombre extrêmement limité d’infrastructures, parmi lesquelles les gendarmeries, les hôpitaux ou encore les établissements pénitentiaires.

Ces amendements sont le fruit d’un long travail mené sur le terrain auprès des élus, des syndicats et des associations, avec le soutien de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication du Sénat qui avait conduit une mission, il y a un an en Guyane, pour y étudier le système éducatif.

Je veillerai à ce que ces dispositions soient préservées dans la suite de la navette parlementaire et travaillerai en étroite collaboration avec les maires en vue des prochaines rentrées scolaires.

CP_Ecole de la oonfiance - Des mesures spécifiques pour la Guyane

Grève à l’Université de Guyane : la situation des étudiants étrangers en question

L’Université de Guyane est actuellement paralysée par un mouvement de grève lancé pour dénoncer le traitement réservé aux étudiants étrangers inscrits au sein de l’Université de Guyane.

Outre les arrestations dont il font l’objet aux abords du campus, le gouvernement a annoncé il y a plusieurs semaines que les frais d’inscription pour les étudiants hors union européenne connaitraient une forte hausse à partir de la rentrée 2019-2019. De 170 euros initialement, les frais passeraient à 2770 euros en licence et de 243 à 3550 euros en master.

C’est dans ce contexte que le Député Gabriel Serville et moi-même avons écrit au Préfet de Guyane, Patrice Faure, afin de trouver une solution juste et proportionnée qui permette à l’Université de reprendre sereinement ses travaux.

De retour à Paris, je ne manquerai pas d’interroger sur le sujet, ce mercredi, la Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Frédérique Vidal.

Courrier_AK-GS_ Grève à l'université

En février dernier, j’avais déjà alerté le gouvernement la Ministre de l’Enseignement supérieur sur nécessaire prise en compte de la situation guyanaise dans l’application de cette réforme proposant d’augmenter les frais de scolarité pour les étudiants étrangers.

Courrier_Mme VIDAL - Statut étudiants étrangers Guyane

 

Mieux protéger les étudiants étrangers de l’Université de Guyane

Face au projet du gouvernement d’augmenter les frais d’inscription à l’Université pour les étudiants étrangers, j’ai souhaité attirer l’attention de Frédérique VIDAL, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, sur les risques d’une telle mesure en Guyane.

J’ai également souhaité alerter la Ministre sur les contrôles d’identité intolérables dont les étudiants étrangers de l’UG font l’objet aux abords du campus.

Courrier_Mme VIDAL - Statut étudiants étrangers Guyane

Des auditions en Guyane pour préparer le projet de loi pour une école de la confiance

Dans le cadre du projet de loi pour une école de la confiance qui sera examiné en mars prochain au Sénat, j’ai réalisé une semaine complète d’auditions pour aborder les enjeux de ce texte dans l’Académie de Guyane.

Instruction obligatoire à 3 ans, formation des enseignants, contexte plurilingue, ILM et expérimentations. De nombreux sujets méritent d’être posé pour répondre aux urgences de l’éducation en Guyane mais également valoriser notre richesse linguistique et culturelle.

J’ai ainsi eu l’occasion d’échanger avec le Recteur de Guyane, Alain Ayong le Kama mais aussi les syndicats SGEN, SNES-FSU, SNUIPP-FSU STEG-UTG et enfin l’UNSA Education. Autant de rencontres qui convergent vers un objectif, celui d’un système mieux adapté aux réalités et aux besoins de nos enfants.

Débat : « Après un an d’application, bilan et évaluation de Parcoursup »

Mercredi 16 janvier 2019, le Sénat débattait à la demande du Groupe Communiste sur le thème suivant : « Après un an d’application, bilan et évaluation de Parcoursup ».

Un an après avoir voté la loi qui acta la mise en place de cette plateforme, nous avons ainsi eu l’occasion de faire le point sur la rentrée 2018 et les améliorations d’ores et déjà prises en compte par la nouvelle version mise à disposition des futurs bacheliers.

Du Lycée Damas au Palais du Luxembourg !

Lundi 19 novembre, j’ai eu le plaisir de recevoir au Sénat une délégation d’étudiants en 1ère année de BTS Bâtiment en apprentissage du lycée Léon Gontran Damas.

Un devoir mais aussi un plaisir pour l’enseignant que je suis de les guider dans les couloirs du Palais du Luxembourg afin de les sensibiliser à la vie parlementaire et à l’engagement politique.

Profitant de la journée outre-mer organisée au Sénat dans le cadre du Congrès des Maires, cette visite fut également l’occasion de leur présenter plusieurs de leurs élus.

Il nous faut accompagner et valoriser cette jeunesse appelée à construire la Guyane de demain.

Débat sur la scolarisation des enfants en situation de handicap

Jeudi 25 octobre 2018, dans le cadre de l’ordre du jour réservé au groupe Union Centriste, le Sénat a débattu sur la scolarisation des enfants en situation de handicap.

Je suis intervenu au nom de mon groupe politique pour rendre compte de la situation outre-mer où la scolarisation des enfants en situation de handicap est encore plus préoccupante qu’ailleurs.

Si les chiffres sont en progrès, il nous faut aller plus loin pour améliorer qualitativement les conditions d’accueil et de prise en charge de ces enfants.

« Le service public d’éducation doit veiller à l’inclusion scolaire de tous les enfants, sans aucune distinction. Quels que soient les besoins particuliers de l’élève, c’est à l’école de s’assurer que l’environnement est adapté à sa scolarité. C’est un devoir de justice, d’équité et de solidarité. »

La volonté et les initiatives sont là, mais la situation reste encore imparfaite. Il faut donc s’attacher à faire vivre ce beau principe de l’école inclusive à travers une écoute attentive des familles, des associations et des syndicats afin que les élèves et les personnels trouvent les améliorations qu’ils attendent impatiemment.

Pour un état d’urgence éducatif en Guyane

Une délégation de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication s’est rendue en Guyane du 15 au 21 avril 2018 afin de dresser un état des lieux du système éducatif. 
C’est donc avec mes collègues  Jean-Claude Carle (LR – Haute-Savoie) et Laurent Lafon (UC – Val-de-Marne) que j’ai eu le plaisir d’aller à la rencontre de tous les acteurs de l’enseignement scolaire et agricole en Guyane.
Vous trouvez ci-après les conclusions de notre mission ainsi que nos recommandations pour améliorer la situation de l’enseignement.
Nous sommes en effet convaincus que le modèle scolaire doit être repensé à la faveur d’une meilleure adaptation aux réalités de notre territoire. Dans cet esprit, nous avons formulé plusieurs propositions afin de remédier à la pénurie d’enseignants, améliorer les conditions de vie scolaire ou encore soutenir les constructions scolaires.

Ecole maternelle en Guyane : de la nécessité de préparer dès maintenant les prochaines rentrées scolaires

La situation dramatique rencontrée par la municipalité de Saint-Laurent-du-Maroni et la perspective de l’abaissement à 3 ans de l’instruction obligatoire doivent nous interroger sur la stratégie à mettre en place pour anticiper sérieusement les prochaines rentrées scolaires.

Les réformes, aussi positives soient-elles supposent d’avoir les moyens matériels et humains suffisants pour les mettre en place efficacement.

S’agissant de l’école maternelle, près de 15 000 enfants seraient attendus pour la rentrée scolaire 2018 en Guyane, contre 14 749 en 2017.

J’appelle donc l’attention de Jean-Michel BLANQUER sur la nécessité de préparer collectivement la prochaine rentrée scolaire en anticipant dès maintenant les besoins aussi bien sur le plan des infrastructures que des moyens humains.

Retrouvez ci-dessous l’intégralité du courrier adressé au Ministre :

Courrier_M. BLANQUER - Ecole maternelle et situation à SLM

Réserve parlementaire : 5 communes guyanaises bénéficiaires en 2016

 

En début d’année, après le vote du budget, une enveloppe budgétaire appelée ‘Réserve parlementaire » est allouée à chaque sénateur. Cette dotation ne peut être versée qu’aux collectivités, sur des projets d’investissement. Ainsi, chaque année, Antoine KARAM reçoit des demandes qu’il transmet au Ministère de l’Intérieur, chargé de l’examen des dossiers et du versement de la subvention.

Vous trouverez ci-dessous le communiqué du sénateur détaillant l’utilisation de sa réserve parlementaire pour 2016. Vous pouvez également consulter ici les tableaux récapitulatifs des fonds octroyés au titre de la réserve parlementaire pour chaque année.

Communiqué - Réserve parlementaire 2016