Mieux protéger les étudiants étrangers de l’Université de Guyane

Face au projet du gouvernement d’augmenter les frais d’inscription à l’Université pour les étudiants étrangers, j’ai souhaité attirer l’attention de Frédérique VIDAL, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, sur les risques d’une telle mesure en Guyane.

J’ai également souhaité alerter la Ministre sur les contrôles d’identité intolérables dont les étudiants étrangers de l’UG font l’objet aux abords du campus.

Courrier_Mme VIDAL - Statut étudiants étrangers Guyane

Des auditions en Guyane pour préparer le projet de loi pour une école de la confiance

Dans le cadre du projet de loi pour une école de la confiance qui sera examiné en mars prochain au Sénat, j’ai réalisé une semaine complète d’auditions pour aborder les enjeux de ce texte dans l’Académie de Guyane.

Instruction obligatoire à 3 ans, formation des enseignants, contexte plurilingue, ILM et expérimentations. De nombreux sujets méritent d’être posé pour répondre aux urgences de l’éducation en Guyane mais également valoriser notre richesse linguistique et culturelle.

J’ai ainsi eu l’occasion d’échanger avec le Recteur de Guyane, Alain Ayong le Kama mais aussi les syndicats SGEN, SNES-FSU, SNUIPP-FSU STEG-UTG et enfin l’UNSA Education. Autant de rencontres qui convergent vers un objectif, celui d’un système mieux adapté aux réalités et aux besoins de nos enfants.

Débat : « Après un an d’application, bilan et évaluation de Parcoursup »

Mercredi 16 janvier 2019, le Sénat débattait à la demande du Groupe Communiste sur le thème suivant : « Après un an d’application, bilan et évaluation de Parcoursup ».

Un an après avoir voté la loi qui acta la mise en place de cette plateforme, nous avons ainsi eu l’occasion de faire le point sur la rentrée 2018 et les améliorations d’ores et déjà prises en compte par la nouvelle version mise à disposition des futurs bacheliers.

Du Lycée Damas au Palais du Luxembourg !

Lundi 19 novembre, j’ai eu le plaisir de recevoir au Sénat une délégation d’étudiants en 1ère année de BTS Bâtiment en apprentissage du lycée Léon Gontran Damas.

Un devoir mais aussi un plaisir pour l’enseignant que je suis de les guider dans les couloirs du Palais du Luxembourg afin de les sensibiliser à la vie parlementaire et à l’engagement politique.

Profitant de la journée outre-mer organisée au Sénat dans le cadre du Congrès des Maires, cette visite fut également l’occasion de leur présenter plusieurs de leurs élus.

Il nous faut accompagner et valoriser cette jeunesse appelée à construire la Guyane de demain.

Débat sur la scolarisation des enfants en situation de handicap

Jeudi 25 octobre 2018, dans le cadre de l’ordre du jour réservé au groupe Union Centriste, le Sénat a débattu sur la scolarisation des enfants en situation de handicap.

Je suis intervenu au nom de mon groupe politique pour rendre compte de la situation outre-mer où la scolarisation des enfants en situation de handicap est encore plus préoccupante qu’ailleurs.

Si les chiffres sont en progrès, il nous faut aller plus loin pour améliorer qualitativement les conditions d’accueil et de prise en charge de ces enfants.

« Le service public d’éducation doit veiller à l’inclusion scolaire de tous les enfants, sans aucune distinction. Quels que soient les besoins particuliers de l’élève, c’est à l’école de s’assurer que l’environnement est adapté à sa scolarité. C’est un devoir de justice, d’équité et de solidarité. »

La volonté et les initiatives sont là, mais la situation reste encore imparfaite. Il faut donc s’attacher à faire vivre ce beau principe de l’école inclusive à travers une écoute attentive des familles, des associations et des syndicats afin que les élèves et les personnels trouvent les améliorations qu’ils attendent impatiemment.

Pour un état d’urgence éducatif en Guyane

Une délégation de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication s’est rendue en Guyane du 15 au 21 avril 2018 afin de dresser un état des lieux du système éducatif. 
C’est donc avec mes collègues  Jean-Claude Carle (LR – Haute-Savoie) et Laurent Lafon (UC – Val-de-Marne) que j’ai eu le plaisir d’aller à la rencontre de tous les acteurs de l’enseignement scolaire et agricole en Guyane.
Vous trouvez ci-après les conclusions de notre mission ainsi que nos recommandations pour améliorer la situation de l’enseignement.
Nous sommes en effet convaincus que le modèle scolaire doit être repensé à la faveur d’une meilleure adaptation aux réalités de notre territoire. Dans cet esprit, nous avons formulé plusieurs propositions afin de remédier à la pénurie d’enseignants, améliorer les conditions de vie scolaire ou encore soutenir les constructions scolaires.

Ecole maternelle en Guyane : de la nécessité de préparer dès maintenant les prochaines rentrées scolaires

La situation dramatique rencontrée par la municipalité de Saint-Laurent-du-Maroni et la perspective de l’abaissement à 3 ans de l’instruction obligatoire doivent nous interroger sur la stratégie à mettre en place pour anticiper sérieusement les prochaines rentrées scolaires.

Les réformes, aussi positives soient-elles supposent d’avoir les moyens matériels et humains suffisants pour les mettre en place efficacement.

S’agissant de l’école maternelle, près de 15 000 enfants seraient attendus pour la rentrée scolaire 2018 en Guyane, contre 14 749 en 2017.

J’appelle donc l’attention de Jean-Michel BLANQUER sur la nécessité de préparer collectivement la prochaine rentrée scolaire en anticipant dès maintenant les besoins aussi bien sur le plan des infrastructures que des moyens humains.

Retrouvez ci-dessous l’intégralité du courrier adressé au Ministre :

Courrier_M. BLANQUER - Ecole maternelle et situation à SLM

Réserve parlementaire : 5 communes guyanaises bénéficiaires en 2016

 

En début d’année, après le vote du budget, une enveloppe budgétaire appelée ‘Réserve parlementaire » est allouée à chaque sénateur. Cette dotation ne peut être versée qu’aux collectivités, sur des projets d’investissement. Ainsi, chaque année, Antoine KARAM reçoit des demandes qu’il transmet au Ministère de l’Intérieur, chargé de l’examen des dossiers et du versement de la subvention.

Vous trouverez ci-dessous le communiqué du sénateur détaillant l’utilisation de sa réserve parlementaire pour 2016. Vous pouvez également consulter ici les tableaux récapitulatifs des fonds octroyés au titre de la réserve parlementaire pour chaque année.

Communiqué - Réserve parlementaire 2016

 

Académie de Guyane : engager une évolution structurelle plus favorable à la stabilité du Rectorat

J’ai adressé un nouveau courrier à Mme Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche pour demander une évolution structurelle de l’Académie Guyane plus favorable à sa stabilité.

Retrouvez, le courrier que je lui ai adressé.

Cayenne, le 11 janvier 2017

Madame la Ministre,

Suite à la démission de M. Youssoufi TOURE du poste de Recteur de l’Académie de Guyane, je vous ai fait part, par courrier en date du 4 janvier 2017, de mes inquiétudes quant au turnover important qui touche ce poste stratégique.

Vous le savez, depuis sa création, la gouvernance de l’académie suscite de nombreuses interrogations aussi bien au sein du corps enseignant que des parents d’élèves. Neuf recteurs se sont en effet succédés au cours de ses 20 années d’existence, soit un changement tous les 27 mois en moyenne.

Je tiens a rappeler qu’à l’instar des trois autres académies mono-départementales d’outre-mer, la Guyane ne dispose d’aucun poste consacré à la fonction de Directeur académique des services de l’éducation nationale (DA-SEN). Seul un directeur académique adjoint des services de l’éducation nationale (DAA-SEN) assiste le Recteur, assumant de fait les rôles de DA-SEN et de Chancelier des Universités.

Pourtant, la situation de la Guyane avec d’une part, une géographie atypique et une croissance démographie exceptionnelle, et d’autre part, la mise en place de la nouvelle Université de Guyane, appelle une évolution structurelle plus favorable à la stabilité de l’académie.

Faisant lui-même ce constat, Jean-Yves DANIEL, alors doyen de l’inspection générale de l’Éducation nationale (Igen), avait préconisé en 2015 d’engager une réflexion plus aboutie sur la gouvernance et le schéma organisationnel de cette académie. Dans cet esprit, il proposait de faire évoluer l’Académie de Guyane sur le modèle de celles de l’hexagone. Placé sous l’autorité du Recteur, Chancelier des Universités, un véritable DA-SEN pourrait ainsi mettre en œuvre la stratégie académique organisant l’action éducatrice dans les écoles, les collèges et les lycées du territoire. Dans le prolongement de son action, un DAA-SEN pourrait quant à lui concentrer son action sur la zone de Saint-Laurent-du-Maroni qui, faut-il le rappeler, devrait compter 135 000 habitants d’ici 2030.

Madame la Ministre, je suis convaincu qu’une telle évolution, intégrant des fonctionnaires d’expérience disposant d’une bonne connaissance du contexte local, serait de nature à stabiliser et pérenniser l’action académique.

Aussi, je vous prie de porter une attention particulière à cette proposition qui poursuit un objectif commun, celui de tourner l’institution scolaire vers le progrès, toujours au service de nos enfants et de leur épanouissement.

Sachant pouvoir compter sur votre engagement, je vous prie de bien vouloir agréer, Madame la Ministre, l’expression de ma plus haute considération.

Antoine KARAM

Encourager la nomination d’un Guyanais comme Recteur de l’Académie de la Guyane

J’ai adressé un courrier à Mme Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche suite à la démission du Recteur de l’Académie de Guyane, M. Youssoufi Touré. Retrouvez, le courrier que je lui ai adressé.

Madame la Ministre,

Créée le 1er janvier 1997, l’Académie de Guyane célèbre malheureusement son vingtième anniversaire avec la démission, après seulement 9 mois d’exercice, de son Recteur M. Youssoufi TOURE.

Au delà des raisons motivant cette décision, ce départ pose avec acuité la question des nominations à ce poste éminemment stratégique.

Vous le savez, la démographie et l’immigration croissantes, la diversité culturelle et la géographie du territoire guyanais font du système éducatif un levier primordial de développement. Pour cette raison, vous avez d’ailleurs décidé de placer l’intégralité du territoire académique de Guyane – sauf un collège et six écoles – en « éducation prioritaire renforcée » (REP+).

Dans un tel contexte, vous conviendrez que le rôle du recteur d’académie, chargé d’assurer les missions relatives au contenu et à l’organisation de l’action éducatrice, est déterminante.

Pourtant, nous constatons en pratique que le turnover important et le temps d’adaptation considérable qu’induit la mise en place d’un nouveau recteur nuisent terriblement à l’efficacité de la politique éducative en Guyane.

Ces dernières années, syndicats et élus ont en effet souvent déploré que la fonction de recteur ne soit jamais occupée plus de deux ans. Pour rappel, 9 recteurs se sont succédés à la tête de l’Académie depuis sa création. De plus, non seulement les personnes nommées pâtissent d’un manque de connaissance de la Guyane et de ses composantes mais y arrivent quasi-systématiquement pour prendre leur premier poste de recteur.

Ce manque d’expérience rallonge alors inévitablement leur temps d’adaptation tandis que l’urgence en matière d’éducation est permanente en Guyane. Il faut le rappeler, en seulement 9 mois, Youssoufi TOURE a été confronté à la crise du REP+, au suicide d’un enseignant de Saint-Laurent-du-Maroni et plus récemment aux manifestations d’enseignants et d’agents.

Cette situation doit nous interroger sur la stratégie que nous portons pour le territoire. Nous ne pouvons pas d’un côté donner des moyens REP+ à nos établissements et de l’autre mettre à la tête de l’Académie des recteurs de passage inexpérimentés.

Aussi, fort des engagements du Président de la République en faveur d’une haute administration plus représentative du bassin de vie qu’elle administre, je vous demande d’accorder une attention toute particulière à ces aspects lors des prochaines nominations en proposant, à compétences égales, un guyanais disposant d’une bonne compréhension du contexte local.

En mars 2016, le Conseil des Ministres, a nommé un Réunionnais, Monsieur Velayoudom MARIMOUTOU, comme Recteur de l’Académie de La Réunion conformément aux engagements pris avec l’ancienne députée, désormais Ministre des Outre-mer, Ericka BAREIGTS, et le Conseil Représentatif des Français d’Outre-Mer (CREFOM).

Cette nomination est un formidable signal dans notre combat commun pour l’égalité réelle; car, malgré les compétences et la connaissance du territoire, reconnue aujourd’hui comme pouvant être un atout majeur pour l’exercice des missions outre-mer, trop de postes échappent encore aux ultramarins, et en particulier aux guyanais.

Sachant pouvoir compter sur votre engagement au service de l’éducation sur le territoire national, je vous prie de bien vouloir agréer, Madame la Ministre, l’expression de ma plus haute considération.

Antoine KARAM