Permis de chasser en Guyane : les élus de Guyane demandent un moratoire

Samedi 1er décembre 2018, les premières assises de la Chasse ont été organisée par la Collectivité Territoriale de Guyane. La résolution adoptée a été transmises par l’ensemble des élus de Guyane au Premier ministre. 

Des assises pour exprimer la volonté des chasseurs

j’ai eu le plaisir de participer à ces assises qui ont vu les interventions successives des chefs coutumiers, chasseurs et citoyens pour échanger une journée entière sur les contours de cette pratique ancestrale sur notre territoire.

Ce fut également l’occasion de mettre au jour certaines incompatibilités du permis de chasser actuellement mis en place en Guyane.

En assumant pleinement ma part de responsabilité dans ce dossier, j’ai participé aux débats aux côtés du Président de la CTG, des parlementaires, des Maires de Guyane ainsi que des chasseurs, pour aboutir à une résolution acceptée par tous.

Les élus de Guyane demandent un moratoire au Premier ministre

Suite à l’adoption par l’assemblée de la CTG de la résolution issue des Assises, les élus de Guyane – Présidents de la CTG et de l’AMG ainsi que parlementaires – ont écrit au Premier ministre, Edouard PHILIPPE, afin de lui demander officiellement un moratoire sur l’application du permis de chasser en Guyane.

Il nous faudra ensuite élaborer avec les associations de chasseurs un dispositif pleinement adapté aux défis associés à la pratique de la chasse en Guyane.

Vous trouverez le courrier ci-dessous :

Courrier des élus de Guyane au Premier ministre_ Demande de moratoire sur le permis de chasser

Adoption d’une proposition de loi sur la tarification sociale de l’eau

Mercredi 4 avril, le Sénat a adopté une proposition de loi visant à proroger l’expérimentation sur la tarification sociale de l’eau.

4 collectivités guyanaises engagées

Pour rappel, 4 collectivités guyanaises se sont engagées (CACL, Grand-Santi, Maripasoula et Saint-Georges de l’Oyapock) dans cette expérimentation votée en 2013.

J’ai rappelé le défi que représente l’accès à l’eau potable dans nos outre-mer en général et en Guyane en particulier où 15% de nos concitoyens n’y ont pas accès.

Disposer du recul nécessaire pour mieux évaluer les outils pertinents

S’il était prématuré pour tirer les enseignements de ce dispositif, il était important de le prolonger afin d’avoir le recul suffisant pour l’évaluer et envisager le cas échéant la généralisation de certains outils.

Cette adoption permettra ainsi  aux collectivités engagées dans l’expérimentation d’aller au bout de leur réflexion.

Permis de chasser en Guyane : Gabriel Serville et Antoine Karam appellent à la mise en place d’un cadre de travail apaisé

Avec le Député Gabriel Serville, nous avons été reçus ce jeudi par les cabinets ministériels de Nicolas Hulot et d’Annick Girardin.

Nous avons relayé les doléances du comité de pilotage des chasseurs guyanais en insistant sur la nécessité de mettre en place un cadre de travail apaisé réunissant toutes les parties prenantes.

Il ne suffit pas d’entendre les inquiétudes des chasseurs, il faut les écouter.

Nous attendons un signal positif des services de l’Etat.

Retrouvez notre communiqué ci-dessous :

 

CP - GS et AK demandent un cadre de travail apaisé

Egalité réelle : le Sénat rétablit des mesures de luttes contre l’orpaillage illégal

 

Lors de l’examen par le Sénat du Projet de loi Egalité réelle outre-mer, je suis intervenu en séance pour rétablir plusieurs mesures de lutte contre l’orpaillage illégal, affaiblies ou supprimées en commission.

Retrouvez ici mon communiqué de presse :

Mesdames, Messieurs,

Antoine KARAM se félicite de l’adoption, dans le cadre de l’examen en séance publique du projet de loi relatif à l’égalité réelle outre-mer, de 3 amendements rétablissant les mesures votées à l’Assemblée Nationale sous l’impulsion de la Députée Chantal Berthelot.

En effet, lors de l’examen en commission, le rapporteur Mathieu Darnaud (LR), avait souhaité modifier une de ces dispositions et supprimer les deux autres à titre conservatoire.

Le Sénateur Antoine KARAM, a défendu en séance, avec le soutien du gouvernement et de ses collègues socialistes, des amendements visant à rétablir ces mesures. Ses explications ont contribué à dissiper les doutes constitutionnels soulevés par le rapporteur et ont ainsi permis le rétablissement de ces dispositions essentielles dans la lutte contre l’orpaillage illégal.

Dans le détail, l’article 29 bis a été réécrit par le gouvernement sans porter atteinte au fond. Il confère ainsi aux officiers de police judiciaire, ainsi qu’aux agents de police judiciaire dans le seul cadre du dispositif de lutte contre l’orpaillage illégal en Guyane, le pouvoir de procéder à des confiscations et destructions de biens ayant servi à une exploitation minière illégale.

Dans le même esprit, l’article 29 ter propose d’étendre les pouvoirs de constatation des infractions au code minier aux inspecteurs de l’environnement et aux agents du Parc amazonien de Guyane (PAG), sur ce territoire protégé.

L’article 30 a enfin été rétabli par un amendement du Sénateur. Il prévoit des restrictions, sur l’ensemble du territoire guyanais, aux conditions de détention et d’utilisation des matériels et substances utilisés dans l’activité minière illégale en Guyane.

Le développement de cet arsenal juridique doit contribuer, en complément des opérations militaires, à mieux lutter contre l’orpaillage illégal, véritable fléau environnemental, sanitaire et social.

Antoine KARAM

 

Pose de la 1ère Pierre : Centrale Biomasse de St-Georges

En déplacement aujourd’hui à Saint-Georges de l’Oyapock avec Rodolphe Alexandre, Gabriel Serville et Georges Patient dans le cadre de la visite en Guyane du PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy.

Une matinée qui a débuté avec la visite de plusieurs installations : la centrale hydraulique de Saut Maripa, l’exploitation forestière SEFEG et la scierie Oyapock. Nous avons ensuite effectué la pose de la première pierre de la future centrale biomasse Abiodis de St Georges avec Georges Elfort, Maire de Saint Saint-Georges de l’Oyapock avant de signer une convention pour un programme d’efficacité énergétique.

Le développement de tels projets marque deux grandes ambitions pour l’est guyanais.

La première est de sécuriser l’alimentation électrique dans l’est tout en faisant de Saint-Georges de l’Oyapock la première commune autonome et indépendante sur le plan énergétique.

La seconde est de s’appuyer sur la filière des énergies renouvelables, en particulier sur la production biomasse, pour attirer de nouvelles entreprises et développer économiquement l’est guyanais.

Garantir la sécurité énergétique de l’Ouest guyanais

J’ai adressé un courrier à Mme Ségolène ROYAL, Ministre Mme Ségolène ROYAL, Ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie afin de lui présenter la situation urgente et dramatique de la situation énergétique que vit la Guyane depuis trop longtemps. Retrouvez, le courrier que je lui ai adressé.

 » Les 2 et 3 juillet derniers, plusieurs coupures d’électricité ont touché l’Ouest guyanais, privant d’électricité 9 000 clients EDF et générant quelques instants de crise au Centre Hospitalier de l’Ouest Guyanais (CHOG). Ce fait n’est malheureusement pas isolé. En janvier dernier, c’est une coupure record de près de 24 heures qui avait touché la population du Maroni et mis en lumière la grande fragilité de cette région en matière de fourniture en énergie.

Dans les communes, c’est à la fois l’exaspération et l’incompréhension qui dominent les nombreux habitants victimes de dommages personnels ou professionnels. Certes, la Guyane doit être un fer de lance de la transition énergétique. Le principe d’un mix-énergétique pour sécuriser l’approvisionnement est d’ailleurs acté dans le projet de Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Mais avons-nous bien pris la mesure des besoins actuels et futurs de la Guyane en matière d’énergie ?  

C’est dans un territoire à plus d’un demi million d’habitants que nous devons nous projeter.  Madame la Ministre, si je respecte les différentes étapes d’élaboration de la PPE, l’urgence de la situation dans l’Ouest guyanais appelle des réponses rapides et pragmatiques.  

D’abord, la mise en place dans l’Ouest guyanais d’une unité de production de secours, telle qu’une turbine à combustion de 20 mégawatts, est souvent évoquée. Nous devons impérativement étudier cette possibilité.

Ensuite et c’est la grande priorité, le doublement de la ligne électrique entre Kourou et Saint-Laurent-du-Maroni. A ce stade, le projet de PPE transmis à votre ministère ne prévoit qu’une « étude d’opportunité et de faisabilité » pour cet aménagement stratégique que chacun sait indispensable.  

Madame la Ministre, quelles solutions le gouvernement envisage-t-il pour garantir, dans les meilleurs délais, la sécurité énergétique de l’Ouest Guyanais ?  Les coupures d’électricité récurrentes et toujours plus nombreuses, dans l’Ouest comme ailleurs, font craindre un blackout en Guyane. Le temps presse donc pour doter le territoire d’une bonne capacité de production et de distribution. C’est l’objectif de la PPE mais ce doit également être un engagement fort de l’Etat.

Loi biodiversité : retrait du terme “autochtone” mais des avancées pour les outre-mer

En séance, j’ai obtenu l’adoption d’un premier amendement permettant une meilleure représentation des outre-mer au sein du conseil d’administration de l’Agence française de la Biodiversité.

Mes autres propositions sur ce texte concernaient tous l’article 18 relatif au dispositif d’accès aux ressources génétiques et de partage juste et équitable des avantages (APA).

Deux amendements permettant de conforter le rôle des autorités coutumières et traditionnelles dans le dispositif de consultation des communautés d’habitants ont été adoptés. Désormais, ces dernières sont non seulement mentionnées de manière claire et explicite dans la loi mais une copie du procès-verbal consignant le déroulement et le résultat de la consultation devra leur être automatiquement remis lorsque l’original sera transmis à la Collectivité Territoriale de Guyane.

Enfin, comme redouté, le Sénat a supprimé en commission le terme « autochtone » du texte de loi pour écarter tout risque d’inconstitutionnalité. Aussi, j’avais dans un premier temps défendu un amendement pour rétablir ce terme ; mais j’ai finalement choisi, dans un esprit de responsabilité, de le retirer afin de préserver les bénéfices incontestables que ce dispositif met en place pour les populations autochtones et locales de Guyane.

Cette question d’ordre constitutionnel s’est avérée trop lourde de conséquences pour être tranchée dans ce débat sur la biodiversité. Toutefois, j’ai exprimé mon souhait, devant la Haute Assemblée, de faire modifier la Constitution pour une reconnaissance des droits des peuples autochtones de Guyane.

Le processus législatif de ce texte n’est pas encore arrivé à son terme puisque ce sera maintenant à la commission mixte paritaire de l’Assemblée Nationale et du Sénat de s’entendre sur un texte commun.

 

hommage aux exéuctifs régionaux 1983-2010

Cérémonie du 18 Mars 2010
 
Au moment où je quitte mes fonctions de Président de la Région Guyane exercées depuis mars 1992 , j'ai souhaité rendre un hommage aux exécutifs qui ont œuvré pour la Guyane depuis la mise en place de la décentralisation en 1983 . Suite à cette réforme majeure des institutions, Georges Othily a été le premier Président de la Région Guyane.
 
Une plaque retraçant le parcours des deux premiers présidents de la décentralisation : Georges OTHILY et Antoine KARAM est apposée à la Cité Administrative Régionale.
Une cérémonie de dévoilement a été organisée le jeudi 18 mars 2010 à 11h30 en présence du personnel régional. J'ai aussi souhaité en présence de Monsieur Georges OTHILY, sénateur Honoraire et Président de Région de 1983 à 1992 honoré le personnel régional par la remise de la médaille du travail.

Biographie des deux Présidents de Région

Monsieur Antoine KARAM de 1992 à mars 2010

Monsieur Georges OTHILY  de 1983 – 1992 – Sénateur honoraire de septembre 1989 à septembre 1998